La fin de saison 2022 a sonnée, place au programme 2023.
Pour 2023, Le Epsilon 3D Sailing Team participera à :
. Spi Ouest France
. Armen Race
. 100 milles et + du Crouesty
. Voiles de la Baie
. Cap 300
. One Two Cup
. La nuit des iles du ponant
…….. et sans doute d’autres rendez-vous l’eau.
En attendant place aux chantiers d’hiver. Nous vous en dirons plus sur les améliorations et travaux que nous allons effectuer cet hiver dans un prochain article.
Se déroulant le week-end du 27 et 28 août 2022, la Duo du Crouesty, courue en Osiris, présente deux particularités: course en double et départ décalé.
Habitué de cette régate, organisée par le YCCA, notre équipage s’est de nouveau inscrit pour cette édition 2022 à l’affluence record, 36 duos alors que l’organisateur prévoyait 30 participants maximum.
A l’occasion de cette Duo du Crouesty, nous retrouve parmi les inscrits des équipages que nous avons désormais l’habitude cotoyer sur l’eau, parmi eux nous pouvons citer: Zephir Of Folding, Durduc, Abracadabra, Pencoat, Papa au Rhum, Erwan Force, Armada Too ou encore Félix, Festa ou Charline.
La liste des engagés 2022 comptait des Sun Fast 3200 (4) des JPK 10.10 et 10.30, Sun Fast 3300, JOD 35, Suspens, … et plusieurs Monotype 7.50 venus en nombre cette année.
Cette année, comme souvent, la météo s’annonce clémente voir très clémente, beau temps, très légère brise le samedi, voir pétole sur le plan d’eau en milieu de journée et un peu plus d’air le dimanche.
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, cette Duo du Crouesty est surtout l’occasion de naviguer pour la seconde fois en régate avec notre nouveau mât dont le réglage, qui présente un cintre important, nous interroge.
Après une petite préparation du bateau (nous sommes en chantier continuel depuis le mois d’avril ou nous avons récupérer le bateau) il est temps de s’élancer pour ces deux jours de courses.
Samedi 27:
Briefing au YCCA et comme prévu, la journée s’annonce calme, voire très calme avec un risque de zones de pétoles bien installées sur la baie de Quiberon.
Judicieusement, le comité publie un avenant prévoyant un parcours plus modeste et adapté aux conditions météorologiques prévues, mais maintient la fermeture de ligne 30 minutes après le passage du 5ème concurrent sur la ligne d’arrivée.
Ce premier jour nous propose un parcours construit ainsi:
. départ en baie de Kerjouano
. sud Méaban
. Chimère
. Sud Quiberon
. Nord Quiberon
. Arrivée en baie de Kerjouano
C’est parti sous spi, jusqu’a Sud Méaban, après un bon départ, ce premier bord est plutôt tranquille, nous partons avec 2 autres Sun Fast et un JPK 9,60. Après avoir enroulé Sud Méaban, direction Chimère au près, et là nous constatons un manque de vitesse et de cap (notre réglage de mât continu à nous interroger), nous ne retrouvons pas les sensations au près que nous avions avant de remplacer notre mât.
Arrivée à Chimère, les premiers ont pu profiter d’un bord de spi dès la bouée enroulé quand nous nous retrouvons dans une première zone de pétole. Notre performance au près n’était pas terrible, mais là, ça part clairement par devant.
Le vent reviens, très léger, mais nous continuons au près vers Sud Quiberon que nous enroulons, s’ensuit un bord de spi vers Nord Quiberon que nous atteignons alors que le vent s’écroule une nouvelle fois.
Il y a clairement deux groupes dans cette manche, les 15 bateaux placés devant qui profite du peu d’air présent sur le plan d’eau et un second groupe dans lequel nous sommes aux avants-postes mais qui bénéficie de vent très léger avec de grandes zones de calmes.
Nord Quiberon est passée et le vent disparait du plan d’eau, nous empannons, et notre spi peine à se gonfler. Les bateaux autour de nous connaissent le même sort alors que certains arrivent à Sud Quiberon et non même plus la très légère brise qui nous a accompagnée entre ces deux marques.
Sur le plan d’eau, les premiers arrivent, et dans notre groupe, chacun cherche la solution. Nous choisissons de nous éloigner un peu de la côte, espérant une rentrée de vent. Celui-ci arrive, au bout de 45 minutes, très léger et notre spi se gonfle à nouveau. Nous pointons notre étrave vers la ligne d’arrivée.
Mais… la sentence tombe, le comité annonce la fermeture de lignes, résultat, seulement 12 bateaux sur 36 de classés sur cette première manche. Merci au YCCA qui maintient tout de même la ligne d’arrivée en place. Nous passons la ligne 15 minutes après sa fermeture.
Dimanche 28 :
Seconde journée, un peu plus d’air de prévu et un parcours modifié est annoncé par le comité de course.
Voici le parcours de ce dimanche
Nous partons donc depuis Sud Méaban, au près, en direction d’une bouée mouillée en baie de Kerjouano. Bon départ avec les mêmes que le samedi, mais dans un bon timing. Au près comme le samedi, peu de cap et un manque de vitesse évident nous bataillons pour rester dans le match mais c’est compliqué.
Une fois la bouée enroulée, direction Chimère au bon plein dans un premier temps puis au reaching, notre spi est prêt mais sur le mauvais bord, on change le spi de bord, on envoi, on envoi pas. Certains équipages envoi leur spi mais perdent beaucoup en cap, au reaching par 8/10 noeuds de vent, notre Sun Fast 3200 sous GV et J1 avance bien, on remonte sur l’avant de la flotte et on perd pas sur nos poursuivants.
Finalement on envoi pas le spi, Chimère approche, déjà, je prépare de nouveau le spi sur le bon bord. Je n’ai rien vu de ce bord, trop occupé à changer notre psi de bord et préparer l’envoi. Arrivée à Chimère nous sommes content de notre bord et nous envoyons notre spi S2 (le rose). C’est parti pour un bord au portant jusqu’à nord Quiberon. Calé à 160° du vent apparent, nous avançons bien, nous sommes content de notre vitesse par rapport à nos concurrents. Nous décidons de partir vers la gauche, sous la marque pour empanner plus bas et profiter d’un meilleur angle (plus rapide) pour rejoindre Nord Quiberon. Ca c’était le plan, mais Durduc arrive tribord, il est prioritaire et nous devons empanner, un peu plus tôt que notre souhait. On perdu un peu en vitesse, même si nous faisons route directe vers la bouée, mais surtout Durduc nous a passé et Abracadabra (JPK 10.10) revient fort derrière.
Arrivée à Nord Quiberon, nous remontons au près vers Sud Méaban, nous perdons quelques places dans ce bord de près (promis on va régler ce souci de réglage de mât). Après méaban, direction Chimère au bon plein/reaching, sur cet avant dernier bord, nous nous confrontons comme le reste de la flotte a des zones sans vent ou le bateau est totalement arrêté pendant quelques minutes puis repart. Dur pour le moral. Nous parvenons à Chimère puis nous engageons sur le dernier bord en direction de l’arrivée, spi pas spi? Nous décidons de ne pas envoyer notre spi, comme une grande majorité de ceux qui nous précèdent ou nous suivent. Bonne décision, le vent refuse et nous finissons au près pour atteindre la ligne d’arrivée.
Nous nous classons 23ème de cette manche et 24ème au général sur 36 participants. Notre objectif était de faire entre 10 et 15, nous en sommes loin.
Bilan:
Points négatifs: vitesse et cap au près, réglage de notre mât et positionnement sur le plan d’eau (anticipation), encore un manque de niaque (on aurait pu empanner derrière Durduc le Dimanche pour reprendre notre position sur le plan d’eau)
Points positifs: choix de voile (on n’hésite plus), manœuvres, on se fixe une stratégie et on tente de la respecter, on continue à prendre du plaisir et toujours dans la bonne humeur, nous sommes mieux organisés et attentifs (on chasse les algues, on surveille notre vitesses et nos réglages de manière continu).
Comme chaque année, à la mi-août se déroule Les Voiles de la Baie, régate organisée conjointement par les clubs du Crouesty, de la Trinité sur Mer et de Quiberon.
Ouverte à tous voiliers de plus de 5,50 mètres les Voiles de la Baie proposent deux parcours en baie de Quiberon à réaliser en fonction de la taille et du handicap de chaque bateau engagé.
Plusieurs classements sont réalisés, IRC Double, IRC 2quipage, Osiris A et B, Multi 2000 et classe libre.
Cette année le Epsilon 3D Sailing Team participe en catégorie IRC équipage. Nous sommes 4 à bord. Agathe, Aurélien, Morgan et Jean-Charles.
Première régate en équipage avec notre Sun Fast 3200 que découvraient Agathe et Morgan.
Le départ est donné devant la Trinité sur Mer vers 10h00, ce 13 août. Le parcours du jour, départ, balise la Recherche, le rocher de la Vieille devant Houat, Nord Quiberon et arrivée devant la Trinité sur Mer.
Au moment du départ, le vent est très léger. Nous sommes un peu tôt sur la ligne, ce qui nous oblige à refaire un tour pour ne pas anticiper le départ. Nous partons à très faible vitesse au près vers la Recherche. Il faut faire un choix, allez vers Houat ou rester centré dans la baie. Nous choisissons la seconde option, qui une fois arrivé à la Recherche ne s’avère pas la bonne.
Passé la Recherche, nous envoyons notre spi léger pour un bord vers le rocher de la Vielle, le vent refuse un court instant, nous affalons, envoyons le J1 puis envoyons notre A3 une fois le vent de nouveau stabilisé. Nous arrivons au rocher de la Vieille, changement de spi, nous passons sous S2 (spi symétrique) pour un bord au largue vers Nord Quiberon.
Arrivé à Nord Quiberon, empannage pour atteindre la ligne d’arrivée située devant la Trinité-sur-Mer.
Nous franchissons la ligne après 5h31 de régate. Notre classement, 10ème sur 10 en IRC équipage nous déçoit un peu. Ce n’était pas notre objectif du jour. En enlevant les gros rating qui courraient dans notre classe, nous espérions viser le milieu de classement. Nous finissons à 15 minutes du podium, nous allons devoir encore une fois trouver comment gagner ces 15/20 minutes qui nous manquent à chaque régate.
Ce fut une belle journée sur l’eau, ensoleillé mais manquant un peu d’air.
Troisième régate avec notre SUN FAST 3200 après la One Two Cup et l’Armen Race, la Duocatamania est une épreuve courue en IRC double sur 6 étapes du dimanche 19 juin au vendredi 24 juin.
Cette année, les parcours proposaient des étapes à Le Crouesty, Belle-Ile, Locmiquélic, Port-Haliguen et la Trinité sur Mer.
Il s’agit de notre seconde participation à cette régate réservée aux équipages de plus de 40 ans (au moins un des deux membres d’équipage doit être âgé de 40 ans ou plus). En 2021, nous n’avions pas brillé avec notre A31, terminant 51ème sur 55, nous avions à coeur de faire mieux cette année avec notre nouveau bateau.
Sur notre SUN FAST 3200 nous sommes encore en mode découverte et n’avons parcouru, avant le départ que 300 milles. Le bateau n’est pas encore totalement optimisé, voiles et électronique notamment, mais surtout, nous savons notre mât « très » fragile, son remplacement étant prévu en juillet.
Nous nous engageons donc sur cette édition avec l’envie de faire mieux que l’an passé, mais surtout avec l’objectif d’en apprendre plus sur notre SUN FAST.
Dimanche 19 juin: Etape Le Crouesty-Le Palais
En ce début de journée, le vent se lève sur la baie de Quiberon, nous partons pour un départ au près avec bouée de dégagement dans un vent compris entre 16 et 20 noeuds. Aurélien prend un bon départ, mais rapidement, nous constatons, que notre mât montre des signes de faiblesses, à chaque vagues, celui-ci se tord ou se replie tel un roseau. Pas rassurant. Nous décidons de lever le pied en tirant moins sur la bateau et passons la bouée de dégagement dans les 10 derniers bateau.
Sur ces premiers bord de près, nous constatons que nos haubans (D2) sont totalement détendus, ce qui n’arrange pas l’état de notre mât.
Au portant, nous jouons la sécurité, pas de spi pour préserver le mât et nous tentons de privilégier la vitesse en lofant, mais voyons inexorablement nos petits camarades de jeux revenir vers nous.
Quel soulagement d’enroulé la bouée, quelques bateaux restent derrière nous et nous remontons au près, dans un vent plus calme vers la prochaine bouée qui une fois virée nous permettra de descendre sous spi vers le passage des Béniguets avant de rejoindre Belle-Ile.
Comme souvent en bateau, et encore plus en régate, les choses ne se passent pas comme prévu.
Sur ce bord, le vent baisse constamment, pour devenir erratique à l’approche de la bouée. Nous croisons le gros de la flotte qui descend déjà sous spi et augmente ainsi notre distance avec eux.
Arrivée à la bouée, le vent continue de baisser et tourne complétement. Pas de descente sous Spi pour nous mais un nouveau bord de près.
L’ensemble de la flotte ralentit et l’arrivée est avancée au passage des Béniguets ou le comité de course attend les concurrents qui luttent dans un vent absent et face au courant pour pouvoir passer la ligne. Nous terminons finalement 47 ème (en temps compensé) de cette manche et regagnons Le Palais, que nous atteignons à 21h, au moteur.
Lundi 20 juin: Etape Le Palais-Locmiquelic
La flotte quitte le bassin à flot au petit matin. Direction Locmiquelic pour cette seconde manche.
Le soleil brille, le ciel est bleu et le vent affiche 8 à 10 noeuds. La journée s’annonce sous les meilleurs auspices. Nous avons repris nos D2 avant de quitter le ponton, et les conditions annoncées nous rassurent quant à la tenue de notre mât.
Encore un bon départ de la part de Aurélien, enfin, le second car le premier à donné lieu à un rappel général.
Nous arrivons à la bouée de dégagement avec une dizaine de concurrents derrière nous, nous partons au bon plein vers la prochaine marque quand une partie de la flotte part sous spi, au travers. Que font-ils à 45° de la route directe? En fait, toute cette partie de la flotte avaient anticipée une rotation du vent qui leur permet de rejoindre la marche sous spi, avec plus de vitesse, quand nous avons démarré notre bord plus loffé (près du vent) et moins rapide. Nous passons rapidement sous A3 (spi Asymétrique) puis sous S2 (spi symétrique) mais le mal est fait et nous regardons ceux partis très tôt sous spi nous mettre une distance que nous ne récupérerons pas. Pire, le vent baisse à l’approche des Birvidaux laissant l’opportunité aux derniers bateaux de recoller avant que…. le vent ne s’efface totalement obligeant le comité de course à sonner la fin de cette manche avant l’arrivée pour établir un classement au point de passage des Birvidaux.
Résultat de la journée, une 40ème place et beaucoup de frustration de ne pouvoir finir une nouvelle fois cette étape. Direction Locmiquelic au moteur.
Mardi 21 juin: Etape Locmiquelic – Port-Haliguen
Encore une journée qui début sous le soleil.
Vent faible et départ à l’anglaise ce matin, c’est à dire sous spi. Magnifique avec l’ile de Groix en toile de fond.
Première marque à passer les Chats, balise cardinale située au sud de Groix. Après un départ en milieu de flotte sous Spi Asymétrique, l’angle du vent change, le vent baisse et nous passons sous spi symétrique. Dans ces conditions, la flotte est déjà très étirée et notre changement de voile nous coute cher. Nous ne sommes pas bien placé.
Allez, haut les coeurs et direction Les Chats…que nous t’atteindront jamais. Le vent tombe complètement. La flotte de la Duocatamania part dans tous les sens. Le comité patiente quelques minutes, attend le retour du vent puis décide d’annuler ce départ. En route au moteur direction l’entrée de la baie de Quiberon et le phare de la Teignouse avec l’objectif de lancer un nouveau départ si le vent se lève de nouveau.
Après quelques heures au moteur, le vent se lève légèrement, le ciel est bas et gris, quelques gouttes tombent et le vent disparait à nouveau.
Nous rejoignons Port-Haliguen au moteur. Pas de manche aujourd’hui.
Mercredi 22 juin: Etape Port-Haliguen-La Trinité sur Mer
En ce mercredi, même ambiance que le jour précédent. Pas un souffle d’air.
La flotte patiente quelques heures, encalminée devant Port-Haliguen quand le vent rentre enfin permettant au comité de course de lancer un parcours en baie de quiberon.
Sur cette manche nous nous défendons mieux. Encore un départ bien maitrisé, une bonne vitesse au près, sauf lorsque l’on se fait déposer littéralement par un autre SUN FAST 3200 (Georgia). Nous maintenons notre place tout au long de cette manche et terminons par un bord de reaching (largue) sous code 5 vers l’arrivée située à l’entrée du chenal de la Trinité-sur-Mer.
37 ème place pour cette manche. Nous progressons encore sur cette manche, mais qu’il faut se battre pour ne serait-ce qu’espérer une place dans les 40. Quel niveau sur cette régate.
Jeudi 23 juin: Etape La Trinité sur Mer-Le Crouesty
Sur ce genre de régate à étape, il y a toujours une journée que l’on retient plus que les autres. En 2021 ce fut pour nous la dernière étape, en 2022, ce sera cette étape du 23 juin courrue dans des conditions de rêve. soleil, 8 à 13 noeuds de vent, mer plate et un superbe parcours en baie de Quiberon.
Nous partons au près, départ moyen, et direction la bouée de Bugalet. A Bugalet, départ sous Spi vers Nord Quiberon, puis Sud Méaban, Chimère et la Recherche. L’enchainement de ces marques se fait sous spi plus ou moins près du vent, quel plaisir. Nous découvrons notre SUN FAST au largue sous spi dans 10/12 noeuds de vent, calé à la gite et accélérant. Quel bonheur.
Après Chimère, direction la Vieille (Houat) au près. Nous profitons d’une adonnante, le vent tourne dans le bon sens, et nous permet de rejoindre la Veille en deux bords quand certains concurrents doivent louvoyer et tirer plusieurs bords. Nous reprenons, grâce à cette adonnante, quelques places. Au moment de passer le rocher de la Vieille et d’envoyer le spi, nous comptons une quinzaine de concurrents derrière nous.
A l’arrivée en baie de Kerjouanno, devant l’entrée du Crouesty, nous terminons à une 30ème place. Ca progresse encore. Certains nous trouverons très optimiste à nous satisfaire de ces classements, mais nous retenons surtout notre progression dans une flotte homogène et très affutée ou les places se jouent à quelques secondes.
Vendredi 24 juin: Etape Le Crouesty-Le Crouesty
Pour ce dernier jour, de la brise est prévue sur les fichiers météo. Je suis un peu petit bras et propose à Aurélien de ne pas participer à cette dernière manche car je ne souhaite pas prendre le risque de perdre notre mat et surtout de provoquer d’autres dégâts au bateau (voiles, ….).
In fine, le vent sera un peu moins soutenue que prévu, mais nos concurrents rentrent juste avant que le vent monte sérieusement autour de 30 noeuds.
Nous profitons de cette journée pour bricoler sur le bateau et pour avancer notre To Do List qui est encore bien chargée.
Résultat: Nous nous classons 42 ème de cette régate sur 51 participants avec des places de 42/40/37/30/DNS. Un résultat moyen mais qui marque une progression par rapport à l’édition 2021 et surtout ou nous nous sommes sentis plus maitre sur le bateau, on a mois subit qu’avec le A31.
Bilan:
. Superbe course, magnifique parcours, comité de course parfait, des concurrents de haut niveau et une ambiance au top. Des bénévoles incroyables sans qui cette course ne serait pas possible.
. Nous continuons à progresser, nous regardons enfin en dehors du bateau et subissons moins le bateau. Le SUN FAST 3200 s’avère un bon choix, à nous de progresser.
. Une progression sur nos manœuvres, et nos choix de voile, reste à progresser au portant et dans la brise. Vive l’entrainement.
. Nous avons constatés que le SUN FAST 3200 tient extrêmement bien, il ne faut pas hésiter à lancer de la toile, a nous de nous mettre au niveau du bateau.
Seconde régate de notre saison 2022, l’Armen Race Uship était aussi pour notre équipage la première régate offshore avec notre Sun Fast 3200.
Courue durant le week-end de l’ascension, l’édition 2022 a vu son parcours modifié car les organisateurs ont anticipés une journée de samedi annoncée très calme et pouvant potentiellement trop retardé l’arrivée des concurrents, la remise des prix étant prévue le dimanche 29 mai à 11h00 à la Trinité sur Mer.
Le parcours
Le parcours retenu, d’une distance théorique de 245 milles nautiques au départ de la Trinité-sur-Mer, devait emmené la flotte virer deux points de passage virtuels au large de la baie d’Audierne après avoir passé la Teignouse, l’ile de Groix, l’archipel des Glénans et Penchmarch, puis retour vers la côté Sud de Belle-Ile pour aller virer une bouée au large de Guérande et retour à la Trinité-sur-Mer.
Convoyage et préparation
Nous quittons le Crouesty le mercredi 24 au soir à 23h30 pour relier la Trinité-sur-Mer que nous atteignons à 1h00 du matin. Au programme du Jeudi 25, confirmation des inscriptions, installation à bord de la balise de tracking et préparation du bateau et de l’équipage.
Départ et première journée
Le départ pour notre catégorie, IRC Double est donné à 14h20. Nous partons prudemment, un peu en fond de flotte et privilégions la droite du plan d’eau, misant sur une bascule du vent qui devrait nous permettre de faire une virgule pour rentrer sur un bord plus serré dans le chenal de la Teignouse. La majorité de la flotte part à gauche et envoi code zéro ou asymétrique.
Nous sommes sous J1 (plus grand foc à bord) et la bascule ne viendra pas. Nous laissons la majorité de nos concurrents passer le chenal de la Teignouse devant nous. Nous sommes à ce moment là 27ème.
Passage de Groix
C’est parti pour remontée de la flotte entre Groix et Lorient au près. Le vent forci, ne connaissant pas encore bien note bateau, nous décidons de passer sous J2 (c’est à dire de réduire la surface de voile à l’avant). Nous conservons notre vitesse, mais une heure après le vent baisse et nous devons repasser sous J1. Suite à ce changement de voile, notre perche IOR décide de quitter le bord, tombe à l’eau et se gonfle. Demi-tour pour la récupérer.
Entre le changement de voile et la perte/récupération de la perche IOR, c’est 30 minutes de laissé à nos concurrents.
Première nuit.
Nous attaquons la première nuit en direction des Glénans, nous allons cravacher toute la nuit, alternant 2 heures à la barre et 2 heures de repos chacun. Nous sommes motivés pour refaire notre retard.
Au matin, notre engagement pendant la nuit à payer, nous sommes pointés à la 21ème place.
Passage des Glénans
Début de la seconde journée
La première partie de cette seconde journée s’annonce longue, le vent est tombée et nous sommes à la pointe de Penmarch, direction le large de la Baie d’Audierne pour rejoindre les points de passages virtuels Uship 1 et Uship 2.
Face à une houle longue et assez haute, nous progressons au près au gré des adonnantes pour remonter vers ces deux points virtuels.
Arrivée à Uship 1, nous sommes 17ème. Les efforts de la nuit et notre concentration en baie d’Audierne dans les petits airs portent leurs fruits, nous sommes ravi de cette progression et impatient d’arriver à Uship 2 pour pouvoir enfin envoyer le spi et glisser vers Belle-Ile.
Baie d’Audierne
Descente sous Spi vers le Sud de Belle-ile
Uship 2 est derrière nous, nous envoyons notre S2 (spi symétrique) et entamons notre descente vers Belle-Ile, le vent nous fait d’abord pointer note étrave vers Penmarch, mais le vent doit prendre de la droite et nous emmener progressivement vers Belle-Ile.
Le vent nous accompagne en effet et prend un peu de force. Nous glissons sous spi entre 8 et 11,2 noeuds ( notre record de vitesse avec le bateau avec lequel nous naviguons depuis un mois).
Tous les indicateurs sont au vert, nous prévoyons d’affaler le spi en début de nuit pour accompagner la rotation du vent et passer sous J1 au travers.
Mais rien ne se passe vraiment comme prévu. Notre bras de spi casse net, s’en suit un affalage obligatoire. N’ayant pas de bras de rechange à bord, nous ne pouvons plus utiliser nos spis asymétriques, nous devons passer sous code 5, un petit spi asymétrique qui fait stagner notre vitesse à 6/7 noeuds quand nous voyons nos concurents avec qui nous étions bord à bord partir à 10/12 noeuds sous spi dans un vent qui se renforce. Dur pour les nerfs d’autant plus que nous voyons les bateaux de derrière revenir inexorablement sur nous sous spi.
Vivement la nuit et cette rotation de vent que nous attendons.
Seconde nuit
La nuit tombe, nous affalons le code 5 et passons sous J1, c’est parti pour un long bord de travers en direction de la côte Sud de Belle-Ile.
Aurélien prend le premier quart, je m’allonge au fond du cockpit pendant 2 heures. a mon réveil, le bateau file caler sur son bord tribord, au travers à 8/10 noeuds de vitesse. Je prends la barre et relaie Aurélien.
Aurélien à la barre
Quelle extraordinaire sensation, la nuit est sombre, pas de lune, mais le ciel est clair et nous laisse voir les étoiles, la bateau file dans la nuit noir laissant un sillage blanc d’écume derrière lui avec en point de mire le phare de poulains qui éclaire au loin.
En fin de nuit, nous atteignons Belle-Ile, cap vers Guérande au près.
Au large de Belle-Ile
Samedi matin
Plus que 2 bords avant l’arrivée à la Trinité-sur-Mer.
Nous longeons la côte sud de Belle-Ile en direction de la basse Capella, balise située au large de Guérande que nous devons contourner avant de mettre le cap vers l’arrivée.
Sur ce bord de près dans une mer agitée de face, nous reprenons 2 ou 3 concurrents. Une nouvelle fois, notre organisation et notre présence à la barre toute la nuit ont sans doute payé et nous permet de recoller à nos camarades que nous avions perdus de vue après la casse de notre bras de spi.
Nous voyons une dizaine de bateaux devant nous. C’est motivant, on ne lâche rien.
Passage de la basse Capela
Dernier bord et arrivée
Dernier bord qui nous fait longer Hoedic et Houat pour rejoindre la Trinité-sur-Mer.
Au bon plein, sous le soleil et un mer plus calme, nous filons vers l’arrivée que nous franchissons samedi matin à 10h20 en entrant dans le chenal de la Trinité.
Ce dernier bord a été éprouvant sur la fin car nous recolions les 3, 4 bateaux devant nous avant que le vent ne baisse laissant filer ceux qui nous devançaient vers l’arrivée et nous laissant au ralenti atteignant péniblement la ligne d’arrivée.
Arrivée
Bilan
Le bilan de cette Armen Race est très positif. Nous avons passé 1 jour et 20 heures en mer, notre organisation à bord, nos manœuvres et notre entente ont été bonnes (voir très bonne pour l’entente) et surtout nous avons découvert notre Sun Fast 3200 sur le long terme et validé notre choix pour ce bateau.
Cette régate nous a aussi permis de relever les points d’amélioration tant au niveau technique qu’au niveau de notre organisation à bord.
Un bilan très positif et une 22ème place dont nous nous contentons mais que nous aurions aimé meilleure, et qui l’aurait sans doute été sans la casse de notre bras de spi.
Le week-end du 1er mai, le YCCA organisait la One Two Cup, épreuve sur deux jours, proposée au double et au solitaire.
Parcours côtiers en baie de Quiberon entre 7 et 30 milles nautiques.
Pour notre équipage,il s’agissait de notre première confrontation en régate avec notre nouveau bateau un Sun Fast 3200. Aucunes ambitions précises de résultats, mais l’envie de naviguer et de découvrir ce nouveau bateau.
Dans la catégorie double, nous étions 14 engagés qui composaient une flotte hétéroclite: JPK 10.10, Grand Surprise, Sun Fast 3200, Suspens, Elan 333, First 24 (nouvelle génération), First 31.7, Kelt 9,…..
Le samedi, au menu un parcours de 26 milles nautiques dans un vent de 12/13 noeuds au départ qui devait baisser au cours de la journée. Ce beau parcours en baie entre baie de kerjouanno, Sud et Nord Quiberon, le rocher de la Vieille, la recherche et Sud Méban nous aura fait naviguer à toutes les allures. Après un bon départ en 3 ème position, nous maintenons notre position dans le groupe de tête pour arriver 4 ou 5 à Sud Quiberon avant de rejoindre le rocher de la Vieille.
Sous spi, nous sommes régalés sur ce bord. A part une petite alerte lors de notre empannage ou le pilote automatique décide de décrocher.
Arrivés à Houat, le vent faiblit et adonne, nous hésitons à envoyer notre code 5, mais la distance restant à couvrir nous dissuade de réaliser cet envoi. La prochaine fois, nous serons plus hargneux sur ce point.
Nous doublons Houat en 3ème ou 4ème position.
Après la Vieille le vent baisse, et le second groupe formant la flotte nous rejoint.
Au près, nous partons vers Hoedic au début de ce bord qui doit nous conduire vers la Recherche. Nous comprenons vite que ce choix n’est pas le bon et voyons que nos concurrents ayant choisis de se recentrer en baie profite d’un peu plus d’air. Nous les rejoignons au gré de quelques virements de bords et jouons les adonnantes et les refusantes tout au long de ce bord qui nous voit atteindre la recherche en seconde position. Nous sommes heureux de voir que le SunFast nous permet de recoller à la flotte et de nous « refaire » quand notre choix de départ, sur ce bord, n’était pas le bon.
Il nous reste un dernier bord ou nous maintenons notre place derrière le First 24, en anticipant une rotation du vent qui nous fait passé du largue au près. Un affalage bien anticipé nous permet de maintenir notre avance sur le second groupe.
Verdict de cette première manche, second en temps réel et troisième en temps compensé.
Nous sommes ravis de cette première journée.
Le dimanche 1er mai, la météo annonce un vent médium qui se maintiendrai entre 10h00 et 12h30 pour chuter ensuite. Nous attaquons la journée avec un vent de 15 à 18 noeuds.
Deux manches pour cette journée, un parcours d’une quinzaine de milles d’abord, puis un dernier petit parcours de 7 milles.
Après deux bons départs sur ces deux manches, nous terminons 3ème en réel (5ème en compensé) de la manche 1 et 7ème en réel (8ème en compensé) de la manche 2 du jour.
La seconde manche s’étant courue dans un vent léger devenant très léger au moment de regagner le port.
Bilan de cette One Two Cup, une place de 5ème au général, un résultat qui nous satisfait pleinement pour cette première régate à bord de notre SunFast 3200.
Pour la saison 2022, qui sera notre première saison à bord de notre SUNFAST 3200, nous avons établis un programme de régate uniquement orienté double, comme en 2021.
Notre programme démarrera en mai 2022 par l’Armen Race, nous enchainerons ensuite avec la Duocatamania en juin puis la Celtikup en juillet. D’autres régates viendront se greffer au fil des mois et de nos disponibilités.