Pour pouvoir prendre le départ des régates en temps compensé, un bateau doit disposer d’un certificat de jauge reconnu par les organisateurs. Pour le Epsilon 3D Sailing Team, deux jauges sont au cœur du programme sportif : OSIRIS et IRC. Derrière ces acronymes se cache un travail d’analyse rigoureux, mêlant technique, stratégie et connaissance fine du bateau.
Pourquoi un certificat de jauge ?
En régate en temps compensé, tous les bateaux ne sont pas égaux par nature. Différences de taille, de déplacement, de plan de voilure ou de technologie : autant de paramètres qui influencent directement la vitesse. Les systèmes de jauge ont pour objectif de rééquilibrer les performances théoriques, afin que la victoire se joue avant tout sur la qualité de la navigation, des choix tactiques et de la préparation.
OSIRIS : une jauge accessible et évolutive
Le certificat OSIRIS est principalement utilisé pour les régates nationales et régionales. Il repose sur un coefficient attribué au bateau, exprimé sous la forme d’un nombre, qui permet de corriger le temps réel en temps compensé.
Les spécificités d’OSIRIS
Jauge relativement simple et lisible
Basée sur des données déclaratives (voiles, gréement, équipements)
Possibilité d’ajustements en fonction des résultats et de l’évolution du bateau
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, OSIRIS représente une excellente base pour naviguer régulièrement en régate, tout en permettant d’adapter progressivement la configuration du bateau.
Optimiser son certificat OSIRIS
L’optimisation passe par une analyse précise de l’inventaire :
choix des voiles déclarées (nombre, type, surface),
configuration du gréement,
équipements embarqués.
Chaque élément peut avoir un impact sur le coefficient final. L’enjeu est de trouver le meilleur compromis entre performance réelle sur l’eau et pénalité de jauge, sans brider le potentiel du bateau.
IRC : une jauge internationale, plus fine et plus exigeante
Le certificat IRC est la référence pour de nombreuses régates nationales et internationales. Plus confidentielle dans ses calculs, cette jauge repose sur un rating unique (TCC), issu d’un ensemble de données techniques détaillées.
Les caractéristiques de l’IRC
Jauge plus fermée et plus complexe
Prise en compte fine des dimensions du bateau, du plan de voilure et du gréement
Forte influence des choix de configuration sur le rating final
En IRC, chaque décision technique compte. Le certificat est le reflet direct des choix de conception et d’équipement du bateau.
Les phases d’analyse en IRC
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, la démarche IRC s’articule autour de plusieurs étapes :
Analyse du potentiel du bateau selon les types de parcours et les conditions dominantes,
Étude des surfaces de voiles (jibs, spis, voiles lourdes ou légères),
Choix du gréement et des appendices déclarés,
Simulation de l’impact de chaque option sur le rating.
L’objectif n’est pas d’avoir le rating le plus bas possible, mais un rating cohérent avec la performance réelle du bateau et le programme de course.
Trouver le bon équilibre entre OSIRIS et IRC
Naviguer sous deux jauges différentes implique de faire des choix stratégiques. Une configuration idéale en OSIRIS ne l’est pas forcément en IRC, et inversement. Le travail du team consiste donc à :
comparer les effets des choix techniques dans chaque jauge,
identifier les compromis acceptables,
adapter la stratégie de course et l’inventaire de voiles selon les épreuves.
Cette réflexion fait pleinement partie de la performance globale : la préparation commence bien avant le départ, dès la déclaration du certificat.
Une approche globale de la performance
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, les certificats OSIRIS et IRC ne sont pas de simples formalités administratives. Ils sont intégrés dans une démarche globale d’optimisation, au même titre que la préparation du bateau, l’entraînement de l’équipage ou la stratégie de course. Comprendre la jauge, anticiper ses effets et faire des choix éclairés permet de tirer le meilleur du bateau et de se battre à armes égales sur les lignes de départ.
🔎 OSIRIS vs IRC : deux approches de la jauge en régate
Critères
OSIRIS
IRC
Type de jauge
Nationale (France)
Internationale
Objectif principal
Accessibilité et équité en flotte hétérogène
Performance et précision
Coefficient
Coefficient OSIRIS (temps compensé)
TCC (Time Correction Coefficient)
Complexité
Simple et lisible
Plus complexe et confidentielle
Données déclarées
Inventaire de voiles, équipements, gréement
Dimensions précises, voilure, gréement, mât
Évolution
Ajustable selon résultats et modifications
Très sensible aux choix techniques
Public concerné
Régatiers club et circuits régionaux
Régates nationales et internationales
Philosophie
Encourager la participation
Optimiser la performance pure
🧭 Deux stratégies, un même objectif
OSIRIS permet une approche progressive et pédagogique de la régate, idéale pour naviguer souvent et ajuster la configuration du bateau au fil de la saison.
IRC demande une réflexion plus poussée en amont, où chaque choix technique (voiles, gréement, configuration) doit être analysé en lien avec le programme sportif et les conditions de course.
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, la maîtrise de ces deux jauges est un levier de performance à part entière. Savoir lire, comprendre et anticiper les effets d’un certificat permet d’aborder chaque régate avec une stratégie claire et cohérente.
La période hivernale est toujours un moment clé dans la vie d’un projet de course au large. Pour l’EPSILON 3D SAILING TEAM, cet hiver a été mis à profit pour mener un chantier d’envergure, avec un objectif clair : fiabiliser, optimiser et préparer le bateau pour les prochaines échéances sportives.
Une carène remise à neuf
Première étape majeure du chantier : la réfection complète de la carène. Après une inspection approfondie, des travaux de reprise de stratification ont été réalisés afin de corriger les zones sollicitées au fil des saisons. Cette intervention permet non seulement de restaurer l’intégrité structurelle du bateau, mais aussi d’optimiser les performances hydrodynamiques. Une carène saine et parfaitement préparée est un facteur clé de vitesse et de fiabilité en navigation.
Reprise de stratification et fiabilisation structurelle
Les travaux de stratification ont permis de renforcer certaines zones sensibles du bateau, identifiées lors des navigations précédentes. Cette phase technique, essentielle mais souvent invisible, garantit une meilleure durabilité du support et une navigation plus sereine, quelles que soient les conditions rencontrées en mer.
Modernisation de l’électronique de bord
Le chantier d’hiver a également été l’occasion de procéder à une pose et une mise à jour de l’électronique. Les systèmes de navigation, de performance et de sécurité ont été installés ou optimisés afin d’offrir une lecture plus précise des données en mer. Cette modernisation permettra à l’équipage de prendre des décisions plus fines et plus rapides, aussi bien en course qu’à l’entraînement.
Remplacement du gréement courant et dormant
Dans une logique de fiabilité maximale, le gréement courant et dormant a été entièrement remplacé. Cordages, manœuvres et éléments structurels ont été sélectionnés avec soin pour répondre aux exigences de performance, de sécurité et de longévité. Ce renouvellement est un investissement essentiel pour aborder la saison à venir avec confiance, notamment dans des conditions engagées.
Anticipation des performances : nouvelles voiles en étude
Enfin, l’hiver a permis de se projeter sur la suite avec une étude approfondie pour la commande de nouvelles voiles, notamment un J2 et un spi de brise. Ces nouvelles voiles, pensées en cohérence avec le programme sportif et les caractéristiques du bateau, viendront compléter l’arsenal existant afin d’exploiter pleinement le potentiel du support sur un large éventail de conditions.
Cap sur la nouvelle saison
Ce chantier d’hiver marque une étape importante dans le développement de l’EPSILON 3D SAILING TEAM. Grâce à ces travaux, le bateau repart sur des bases solides, prêt à relever de nouveaux défis sportifs. Toute l’équipe est désormais tournée vers la reprise des navigations et les prochaines compétitions, avec une motivation intacte et un bateau optimisé dans les moindres détails.
Rendez-vous très bientôt sur l’eau pour la suite de l’aventure !
Cette saison 2022 a été marqué par l’arrivé d’un nouveau bateau, un Sunfast 3200. Gilolo nous a été livré à Lorient en avril 2022, de retour de la Transquadra.
Rebaptisé Fan-Fan 12, nous avons rapidement engagé des travaux sur notre Sunfast, préparation de carène, accastillage, et en juillet 2022, remplacement du mât.
En 2022, nous nous sommes engagé sur le championnat UNCL IRC double Manche Atlantique pour lequel nous nous classons 89ème sur 239.
Cette saison nous avons participé aux régates suivantes: One Two Cup, Armen Race, Duocatamania, Voiles de la Baie et Duo du Crouesty entre Avril et Septembre 2022.
Nous vous invitons à revivre notre saison 2022 en vidéo.
Juin 2021, enfin nous allons pouvoir naviguer et régater avec notre A31.
La participation à la Duocatamania marque le début de notre saison 2021, mais également les premières confrontations en régate à bord de notre nouveau bateau.
En débutant la Duocatamania, nous n’affichons que 4 demi-journée de navigation à bord du bateau, autant dire que nous allons le découvrir sur le tas et en conditions. Un entrainement grandeur nature au sein de cette flotte de 57 bateaux armés de marins et de régatiers « très » avertis.
Jour 1: La Trinité-sur-Mer – Le Crouesty
Journée maussade, pluvieuse en début de journée et dans du vent faible.
« Un temps pour le A31 » entendons nous en quittant les pontons. Un temps surtout idéal pour découvrir le bateau.
Ce premier parcours nous emmène sur un parcours en baie de Quiberon avec passage du rocher de la Vieille à Houat et arrivée devant le Crouesty.
Dure journée, nous fermons la marche avec 4 à 5 autres bateaux que nous croiserons souvent dans la semaine.
Au près nous prenons nos marques et cherchons de la vitesse, au portant sous grand spi, nous glissons bien. Sur un long bord de travers nous essayons notre Code mais ne trouvons pas les bons réglages. On se fait passer par plusieurs bateaux.
Difficile apprentissage qui nous voit terminer 49 ème sur 55 en temps compensé.
Jour 2: Le Crouesty – Lorient La Base
En ce deuxième jour de course, faute de vent, nous démarrons au moteur pour traverser la baie de Quiberon et passer la Teignouse.
Départ au moteur pour passer la Teignouse.
Le départ est donné au large de Quiberon dans un vent très léger et une houle bien formée.
Départ à l’anglaise sous spi, nous partons à droite du plan d’eau en direction du phare des Birvidaux. Nous sommes contents de notre départ et nous retrouvons entouré de concurrents bien plus performants que nous lors de la première journée, cela nous rassurer sur notre choix. Au bout de quelques minutes, le vent refuse, les spis tombent et nous repartons au près/bon plein pour atteindre les Birvidaux dans une brise très légère.
Dans un empannage, nous cassons notre tourelle de grand-voile et devons désormais régler celle-ci en utilisant nos taquets amarrage arrière. Pas simple, heureusement, le vent est léger.
Au passage des Birvidaux, nous laissons une dizaine de concurrents derrière nous. L’allure à suivre, qui doit nous emmener à la Balise des Chats sur la côte de l’ile de Groix est l’occasion de tester une nouvelle fois notre Code.
Comme le jour précédent, nous ne trouvons pas les réglages et perdons en cap et en vitesse. Nous sommes repris par quelques concurrents.
Faute de vent, l’arrivée est jugée au Chat et non à l’entrée du chenal de Lorient.
Nous terminons cette manche à la 40 ème place. En progression mais très déçu de notre dernier bord ou nous avons perdu beaucoup.
Nous rentrons à Lorient sous voiles et en profitons pour gréer notre Code et en chercher les réglages. En vain. Nous décidons de remiser cette voile pour le reste de la semaine, ne comprenant pas son fonctionnement (après échange avec notre voilier, nous avons ensuite compris que nous n’utilisions pas cette voile dans son bon range.
Au programme du soir, bricolage pour réparer notre tourelle de grand-voile.
Jour 3: Lorient la Base – Concarneau
Troisième jour de course et changement de décor. 20/25 nœuds d’annoncer avec renforcement possible.
Direction Concarneau au départ de Lorient avec contournement côté océan de l’ile de Groix.
Départ sous spi, mais nous choisissions un départ prudent sous ORC et grand-voile haute. Notre mauvaise connaissance du bateau dans ces conditions, nous pousse à la prudence plutôt que de risquer un départ à l’abattée ou une mauvaise manoeuvre sous spi.
Nous contournons la balise les Chats suivi de quelques bateaux. Les premiers sous spi se sont un peu échappés. Commence alors un long bord de près derrière Groix jusqu’à la balise Men Treas. L’un à la barre et l’autre à l’écoute pour réguler dans les rafales, nous ne lâchons pas et reprenons quelques bateaux dans ces conditions musclées. Nous découvrons que le A31 est sensible, voir très sensible et ne préviens pas lors de ces décrochages, il va falloir apprendre à naviguer en douceur.
Passé Men Treas, nous nous dirigeons vers les Glénans puis nous terminons cette journée par 3 à 4 bords de près dans la baie de Concarneau. Nous prenons à nouveau de la distance avec les bateaux qui nous suivent.
Dans ces conditions de brise, nous sommes contents de notre journée, malgré notre départ trop prudent.
Au bilan de cette journée, nous terminons à la 50ème place, déçus, nous pensiosn faire mieux, mais les bateaux derrière nous possède de plus petits ratings (coefficient de correction des performances) et nous passe devant.
Dans la brise derrière Groix
Jour 4: Concarneau – Locmiquélic
En ce quatrième jour de course, nous sommes remontés comme des pendules, déçus de notre résultat du jour précédent,nous voulons bien faire et nous concentrer.
La météo est plus clémente, le départ est donné dasn moins de 10 noeuds et sous un ciel un peu moins chargé. Départ au près, pour aller chercher une bouée de dégagement à 2 milles puis parcours inverse à celui effectué le mardi ( concarneau/glénans/men treas/groix/lorient).
Nous partons à droite et c’est le bon côté. Nous passons la bouée de dégagement dans le deuxième paquet. Nous sommes à notre place et sommes heureux de ces premiers bords. On envoi le spi puis c’est parti pour un bord de grand largue qui se terminera au travers serré. A la barre Aurélien gère la bouée parfaitement et nous passons sous un bord pendant que je régule à l’écoute.
Après l’envoi de spi, je me suis aperçu qu’un croisement de drisse a eu lieu au capelage (au 3/4 de la hauteur du mât). Nous avons des doutes sur les conditions à l’affalage.
Une fois la bouée passée, cap sur les Moutons et les iles Glénan. Nous empannons et serons plus le vent. Impossible de tenir le spi, il est temps d’affaler, mais…Comme nous le craignions le spi ne descend pas, il est coincé en haut du mât et impossible à affaler.
Nous nous mettons vent arrière, luttons quelques minutes pour enrouler le spi sur lui-même, heureusement qu’il n’y a que 10/12 nœuds de vent car la lutte est âpre. Je n’ose imaginer la même situation le mardi dans 20 nœuds de vent.
La décision est prise de monter au mât, je m’équipe, nous prévenons le comité de course et Aurélien me hisse en haut du mât. Une première pour nous deux, en mer et sous voiles.
Arrivé au niveau d la drisse, je n’ai d’autre choix que de la libérer. Le spi tombe sur le pont. Nous irons récupérer la drisse le soir au port.
Aurélien me descend, on range un peu le pont et on reprend notre étape. Nous avons parcouru 2 milles dans la mauvaise direction pendant que nos concurrents sont eux aller dans le bon sens.
Nous finirons cette étape dans la voiture balai accompagné d’un First 31.7 et d’un bateau du comité de course.
L’arrivée à Locmiquélic est l’occasion d’aller récupérer la drisse dans le mât. Deuxième ascension du jour.
Mauvaise journée, 51 ème à l’arrivée. Je ne ferais plus jamais cette erreur de drisse, enfin j’espère.
Jour 5: Locmiquélic – Port-Haliguen
Une superbe journée de voile nous attends, du soleil, du vent, et une belle arrivée devant Port-Haliguen.
Mais avant cela, au départ de Lorient, il aura fallu être malin pour ne pas se faire pièger par la pétole qui sévit près d’une heure durant après le départ. Nous reculons, comme bon nombre de nos adversaires. Ca rentre à droite, comme prévu, ceux à la côté, sur Groix, touchent le vent en premier et passe les Chats. Notre groupe suit un peu plus loin. Nous sommes malgré tout bien entourés, c’est un départ chaotique mais on réussi à repartir avec un groupe assez dense. On est pas en queue de flotte.
Après les Chats direction les Birvidaux puis Quiberon. Sous spi après les Birvidaux ça glisse bien, on recolle et on se retrouve avec un petit groupe. Ils sont une dizaine derrière nous.
Entre Quiberon et Belle-Ile
On passe Quiberon puis on repars vers l’Est de Belle-Ile. Sous J2, il est temps de renvoyer le spi en fin de bord. Cela adonne et nous devons nous battre. On hésite moins sur nos choix d voiles, sur nos manoeuvres,… la preuve que la régate et ce format est un parfait entrainement, on progresse chaque jour.
Tigre Blanc – JPK 10.10
Passé Belle-Ile, retour vers Port-Haliguen en empruntant le passage des Birvidaux, le vent rentre 15/18 noeuds. Au près nous grappillons place après place et passons quelques concurrents.
Nous entrons dans la baie de Quiberon, le vent se renforce encore un peu. Aurélien fait un super boulot à la barre je régule à la grand-voile. Nous passons la ligne en finissant en match race contre le First 31.7 Bonne Nouvelle 2 (dont il faut louer la performance tout au long de la semaine) que nous précédons de quelques secondes.
Nous sommes content de notre journée. Une fois encore le classement en compensé nous douche un peu, nous finissons 48ème. Les bateaux derrière nous on pour la plupart des ratings plus faibles et nous passe devant au tableau de résultats. Cependant, nous sommes content de notre progression sur le bateau.
Jour 6: Port-Haliguen – La Trinté sur Mer
Dejà le dernier jour de cette Duocatamania. Nous n’avons pas vu passer la semaine.
Le parcours du jour: Départ de Port-Haliguen, parcours en baie de Quiberon et arrivée à la Trinité sur Mer.
Début de journée sous la pétole, nous attendons une heure et demi que le vent s’installe pour permettre au comité de prévoir un parcours. Nous partons au près puis bord de spi jusqu’au rocher de la vieille à Houat.
Quelle journée, ça y est nous sommes dans le match, entouré de bateaux que nous n’avions pas vu avant. Nous glissons sous grand spi et reprenons certains concurrents, mais surtout on creuse avec nos compagnons habituels aux petits ratings. Dans ce vent léger, nous sommes au réglage et faisons avancer notre A31 qui semble enfin content de nous et avance plus vite que nos adversaires bord à bord. On savoure.
Arrivé au roche de la Vieille, on affale proprement notre spi, on repas sous J2 avec un long bord de près vers Nord Quiberon. On choisit la droite du plan d’eau. Bravo à Aurélien pour ce choix, on remonte encore une partie de la flotte. Nous sommes vraiment dans le paquet entourés d’autres bateaux. Quel plaisir que ce changement de perspective.
Dernier bord, au débridé, nous hésitons à ressortir notre Code oublié depuis le lundi, mais nous craignons de perdre le bénéfice de notre journée.
Nous passons la ligne. Nous finissons 33ème sur cette dernière régate. Enfin, une place qui nous parait conforme à nos ambitions. Cela nous rassure.
Juste avant la ligne
Bilan:
Quelle semaine.
Tout d’abord, merci et bravo au Comité de Courses qui a pris toujours les bonnes décisions et a pu chaque jour nous faire naviguer sur des parcours complet et technique.
Un grand merci à tous les bénévoles, sans qui nous ne pourrions pas vivre de tels moments.
Nous avons appris beaucoup sur notre bateau et sur notre équipage, notre organisation à bord.
Notre A31 se révèle un bateau technique et exigeant, à nous de trouver son mode d’emploi.
Nous terminons 52 eme au général (49/40/50/51/48/33)
Remise des prix
Nos enseignements:
. notre rating ne semble pas bon et nous devons l’optimiser, nous sommes au dessus de la moyenne des A31 jaugés. Un point à revoir très vite.
. nous devons comprendre et exploiter notre Code pour en faire un véritable atout dans le vent léger
. notre palan de grand-voile doit être revu, nous y travaillons déjà
. nous sommes en général en dessous de 1 à 1,5 noeuds par rapport à la polaire (potentiel de vitesse) du bateau, il va falloir bosser.
Avec un peu de retard nous vous partageons nos premières sensations suite à notre première navigation à bord de notre A31 fraichement mis à l’eau.
Quel bonheur de naviguer enfin et surtout au milieu du mois de décembre par une journée ensoleillé et dans une baie de Quiberon quasi déserte.
Pour cette première navigation, nous bénéficions d’un temps ensoleillée, d’une mer légèrement agitée par un petit clapot et d’un vent de 10 à 17 noeuds.
Nous hissions les voiles à la sortie du chenal du Crouesty et les premières sensations de glisse sont là. Quelle différence de douceur de barre par rapport à notre ancien voilier, un Figaro One.
Passés ces premiers instants jouissifs et qui nous donnent à Aurélien et moi un large sourire, nous apprécierons au gré de nos ronds dans la baie, outre cette douceur de barre, l’ergonomie du cockpit, de la descente, la facilité de déplacement et l’impression de clarté que nous ressentons dans l’organisation du pont et des différentes manœuvres. Là encore, quelle différence avec le Figaro One où nous sentions plus étriqué, plus contraints par le plan de pont et le positionnement de l’accastillage.
Sur ce A31 nous avons une impression d’espace et nos déplacements se font de manière plus fluide. Une fois encore, quel plaisir à la barre, qui malgré le vérin de pilote connecté, nous parait si légère.
Au-delà de ses sensations, nous avons pu apprécier les premiers éléments de performances du bateau, vitesse au près, angle de remontée au vent, …
Nous avons depuis cette première navigation continuer à préparer le bateau et il nous reste encore pas mal de choses à finaliser: pose VHF, pose ordinateur, finalisation du plan de pont,…
Vivement la prochaine sortie et surtout les premières régates
Malgré le confinement, le Chantier du Redo poursuit la préparation de notre A31.
La préparation de carène est en cours ainsi que la pose de l’électronique B&G (pilote, centrale de navigation et aérien) et la remise en état et vernissage de la barre.
Gréement System de leur côté avance sur la préparation du mât.
De notre côté nous poursuivons de compléter l’inventaire du bateau pour être prêt à naviguer dès que cela sera possible.
Acquisition de deux spis, un léger et un médium, achat du radeau de survie et d’une partie de l’équipement de sécurité, préparation de l’ordinateur de bord, du GPS et du complément d’installation électronique que nous réaliserons nous même.
Sur ce thème, Aurélien vous prépare un article complet et précis sur nos choix technique et sur le développement des solutions qu’il a mis en œuvre pour équiper notre A31.
Le 13 octobre dernier, nous avons enfin pu découvrir notre nouveau bateau, un A31 produit au chantier Archambault et arrivé par la route depuis Hyères.
C’est avec impatience que nous attendions de pouvoir voir et toucher celui qui va nous accompagner sur nos futurs régates.
Arrivé par convoi exceptionnel, notre A31 a vécu ses premières bretonnes en étant transféré par les airs, du semi-remorque qui avait assuré son transport, à la remorque du Chantier du Redo qui réalisera la préparation de carène et l’implantation électronique de notre bateau.
C’est toujours un moment délicat que de voir son bateau s’élever ainsi dans les airs.
Place désormais à un court chantier de 2 à 3 semaines nous permettant de mettre rapidement à l’eau Fan-Fan XI et de pouvoir débuter la prise en main du bateau.
Cette saison 2020 a été bien particulière. Très peu de régates du fait des évènements que nous avons tous connus depuis mars 2020. Pour le Epsilon 3D Sailing Team, comme pour beaucoup d’équipages, bon nombre des régates sur lesquelles nous souhaitions nous aligner en 2020 ont été soient annulées, soient déplacées à des dates où nous ne pouvions nous engager.
Notre programme sportif c’est donc résumé à quelques sorties d’entrainement en double et à la participation aux Voiles de la Baie et à la Cap 300 en août dernier.
Cette dernière course a été pour nous l’occasion de révéler que nous savions faire « avancer le canot », et nous a permis également de constater que notre valeureux Figaro One ne pouvait prétendre suivre les voiliers IRC les plus récents tels que les Sun Fast, A31, JPK et autres.
Malgré notre envie de bien faire, la vitesse intrinsèque de notre bateau, notamment au portant dans la brise, et son rating IRC indéfendable nous sont apparus comme deux difficultés difficilement contournable par notre seule volonté de bien naviguer.
Notre objectif étant de progresser au contact des meilleures équipages, se retrouvant sur les régates du circuit IRC double, nous avons donc cherché, et trouvé, le bateau qui répondait le mieux à nos critères: IRC récent, rating intéressant, bateau performant et rentrant dans nos moyens financiers. Notre choix s’est donc porté sur le A31 et nous avons trouvé notre bonheur dans le Sud de la France en achetant le A31 nommé anciennement Flawless 5.
Notre A31 va désormais rejoindre le Crouesty par la route.
Nous sommes impatients d’accueillir ce nouveau bateau, de lui prodiguer les premiers soins: carénage, pose de l’électronique, vérification du gréement, et de commencer à nous entrainer pour être prêt pour la saison 2021 que nous espérons bien remplie.