Comme chaque année notre équipage s’est engagé sur Les Voiles de la Baie.
Figurant sur l’affiche de l’édition 2023, nous nous devions d’être présents.
Cette édition s’annonçait brumeuse et pluvieuse et les prévisions étaient justes. C’est donc en ayant l’impression de partir pour une session d’entrainement d’hiver que nous avons quittés le port du Crouesty en ce matin du 11 août nous orientant grâce à la cartographie pour trouver la ligne de départ mouillée au milieu de la baie de Quiberon.
Après un premier départ annulé pour faute de très mauvaise visibilité, nous avons finalement coupée la ligne, bien placé en direction du chenal de la teignouse, première marque de parcours à respecter. Dans cette remontée au près, nous trouvons notre vitesse et nous retrouvons correctement placé à la sortie du chenal en prenant la direction des iles de Houat et de Hoedic qu’il nous faut désormais contourner pour revenir en baie de Quiberon.
Entourés de nos concurrents cibles, JPK 9.60 et autres Sunfast 3200 participant à cette régate, nous atteignons le phare des Grands Cardinaux à une place qui nous semble être la nôtre. envoi de spi, et là, comme assez rarement, un noeud se forme dans la voile à l’envoi, le temps d’affaler et de renvoyer, le phare est paré et nous renvoyons notre S2 (spi symétrique) tribord amures pour rejoindre la ligne d’arrivée.
Le bord sous spi est un pur plaisir, ça glisse et la mer est plutôt plate. Un ou deux débuts de départ au lof nous confirme que le vent refuse. Nous avions hésité à envoyer notre A3 (spi asymétrique) à la place du S2, nous aurions dû. Un à un les spis tombent et nous terminons notre bord sous génois jusqu’à la ligne d’arrivée.
Nous nous classons sixième sur huit en IRC équipage, nous naviguions en double mais pas de classements spécifiques double cette année faute de participants à quatre mains.
Petite visite à bord de Fan-Fan XII le week-end du 25 février.
L’occasion de faire le point sur l’avancement des travaux confiés au Chantier du Redo.
Modification du panneau de table à cartes, refit électrique, complément électronique (nouveaux afficheurs et traceurs) et remplacement des hublots de roof.
Ca avance même si on est encore bien en chantier (cf photographies).
Prochaine étape: sortie d’eau du bateau le 3 mars prochain en vue de la préparation de carène pour la saison 2023.
La fin de saison 2022 a sonnée, place au programme 2023.
Pour 2023, Le Epsilon 3D Sailing Team participera à :
. Spi Ouest France
. Armen Race
. 100 milles et + du Crouesty
. Voiles de la Baie
. Cap 300
. One Two Cup
. La nuit des iles du ponant
…….. et sans doute d’autres rendez-vous l’eau.
En attendant place aux chantiers d’hiver. Nous vous en dirons plus sur les améliorations et travaux que nous allons effectuer cet hiver dans un prochain article.
Cette saison 2022 a été marqué par l’arrivé d’un nouveau bateau, un Sunfast 3200. Gilolo nous a été livré à Lorient en avril 2022, de retour de la Transquadra.
Rebaptisé Fan-Fan 12, nous avons rapidement engagé des travaux sur notre Sunfast, préparation de carène, accastillage, et en juillet 2022, remplacement du mât.
En 2022, nous nous sommes engagé sur le championnat UNCL IRC double Manche Atlantique pour lequel nous nous classons 89ème sur 239.
Cette saison nous avons participé aux régates suivantes: One Two Cup, Armen Race, Duocatamania, Voiles de la Baie et Duo du Crouesty entre Avril et Septembre 2022.
Nous vous invitons à revivre notre saison 2022 en vidéo.
Comme chaque année, à la mi-août se déroule Les Voiles de la Baie, régate organisée conjointement par les clubs du Crouesty, de la Trinité sur Mer et de Quiberon.
Ouverte à tous voiliers de plus de 5,50 mètres les Voiles de la Baie proposent deux parcours en baie de Quiberon à réaliser en fonction de la taille et du handicap de chaque bateau engagé.
Plusieurs classements sont réalisés, IRC Double, IRC 2quipage, Osiris A et B, Multi 2000 et classe libre.
Cette année le Epsilon 3D Sailing Team participe en catégorie IRC équipage. Nous sommes 4 à bord. Agathe, Aurélien, Morgan et Jean-Charles.
Première régate en équipage avec notre Sun Fast 3200 que découvraient Agathe et Morgan.
Le départ est donné devant la Trinité sur Mer vers 10h00, ce 13 août. Le parcours du jour, départ, balise la Recherche, le rocher de la Vieille devant Houat, Nord Quiberon et arrivée devant la Trinité sur Mer.
Au moment du départ, le vent est très léger. Nous sommes un peu tôt sur la ligne, ce qui nous oblige à refaire un tour pour ne pas anticiper le départ. Nous partons à très faible vitesse au près vers la Recherche. Il faut faire un choix, allez vers Houat ou rester centré dans la baie. Nous choisissons la seconde option, qui une fois arrivé à la Recherche ne s’avère pas la bonne.
Passé la Recherche, nous envoyons notre spi léger pour un bord vers le rocher de la Vielle, le vent refuse un court instant, nous affalons, envoyons le J1 puis envoyons notre A3 une fois le vent de nouveau stabilisé. Nous arrivons au rocher de la Vieille, changement de spi, nous passons sous S2 (spi symétrique) pour un bord au largue vers Nord Quiberon.
Arrivé à Nord Quiberon, empannage pour atteindre la ligne d’arrivée située devant la Trinité-sur-Mer.
Nous franchissons la ligne après 5h31 de régate. Notre classement, 10ème sur 10 en IRC équipage nous déçoit un peu. Ce n’était pas notre objectif du jour. En enlevant les gros rating qui courraient dans notre classe, nous espérions viser le milieu de classement. Nous finissons à 15 minutes du podium, nous allons devoir encore une fois trouver comment gagner ces 15/20 minutes qui nous manquent à chaque régate.
Ce fut une belle journée sur l’eau, ensoleillé mais manquant un peu d’air.
Seconde régate de notre saison 2022, l’Armen Race Uship était aussi pour notre équipage la première régate offshore avec notre Sun Fast 3200.
Courue durant le week-end de l’ascension, l’édition 2022 a vu son parcours modifié car les organisateurs ont anticipés une journée de samedi annoncée très calme et pouvant potentiellement trop retardé l’arrivée des concurrents, la remise des prix étant prévue le dimanche 29 mai à 11h00 à la Trinité sur Mer.
Le parcours
Le parcours retenu, d’une distance théorique de 245 milles nautiques au départ de la Trinité-sur-Mer, devait emmené la flotte virer deux points de passage virtuels au large de la baie d’Audierne après avoir passé la Teignouse, l’ile de Groix, l’archipel des Glénans et Penchmarch, puis retour vers la côté Sud de Belle-Ile pour aller virer une bouée au large de Guérande et retour à la Trinité-sur-Mer.
Convoyage et préparation
Nous quittons le Crouesty le mercredi 24 au soir à 23h30 pour relier la Trinité-sur-Mer que nous atteignons à 1h00 du matin. Au programme du Jeudi 25, confirmation des inscriptions, installation à bord de la balise de tracking et préparation du bateau et de l’équipage.
Départ et première journée
Le départ pour notre catégorie, IRC Double est donné à 14h20. Nous partons prudemment, un peu en fond de flotte et privilégions la droite du plan d’eau, misant sur une bascule du vent qui devrait nous permettre de faire une virgule pour rentrer sur un bord plus serré dans le chenal de la Teignouse. La majorité de la flotte part à gauche et envoi code zéro ou asymétrique.
Nous sommes sous J1 (plus grand foc à bord) et la bascule ne viendra pas. Nous laissons la majorité de nos concurrents passer le chenal de la Teignouse devant nous. Nous sommes à ce moment là 27ème.
Passage de Groix
C’est parti pour remontée de la flotte entre Groix et Lorient au près. Le vent forci, ne connaissant pas encore bien note bateau, nous décidons de passer sous J2 (c’est à dire de réduire la surface de voile à l’avant). Nous conservons notre vitesse, mais une heure après le vent baisse et nous devons repasser sous J1. Suite à ce changement de voile, notre perche IOR décide de quitter le bord, tombe à l’eau et se gonfle. Demi-tour pour la récupérer.
Entre le changement de voile et la perte/récupération de la perche IOR, c’est 30 minutes de laissé à nos concurrents.
Première nuit.
Nous attaquons la première nuit en direction des Glénans, nous allons cravacher toute la nuit, alternant 2 heures à la barre et 2 heures de repos chacun. Nous sommes motivés pour refaire notre retard.
Au matin, notre engagement pendant la nuit à payer, nous sommes pointés à la 21ème place.
Passage des Glénans
Début de la seconde journée
La première partie de cette seconde journée s’annonce longue, le vent est tombée et nous sommes à la pointe de Penmarch, direction le large de la Baie d’Audierne pour rejoindre les points de passages virtuels Uship 1 et Uship 2.
Face à une houle longue et assez haute, nous progressons au près au gré des adonnantes pour remonter vers ces deux points virtuels.
Arrivée à Uship 1, nous sommes 17ème. Les efforts de la nuit et notre concentration en baie d’Audierne dans les petits airs portent leurs fruits, nous sommes ravi de cette progression et impatient d’arriver à Uship 2 pour pouvoir enfin envoyer le spi et glisser vers Belle-Ile.
Baie d’Audierne
Descente sous Spi vers le Sud de Belle-ile
Uship 2 est derrière nous, nous envoyons notre S2 (spi symétrique) et entamons notre descente vers Belle-Ile, le vent nous fait d’abord pointer note étrave vers Penmarch, mais le vent doit prendre de la droite et nous emmener progressivement vers Belle-Ile.
Le vent nous accompagne en effet et prend un peu de force. Nous glissons sous spi entre 8 et 11,2 noeuds ( notre record de vitesse avec le bateau avec lequel nous naviguons depuis un mois).
Tous les indicateurs sont au vert, nous prévoyons d’affaler le spi en début de nuit pour accompagner la rotation du vent et passer sous J1 au travers.
Mais rien ne se passe vraiment comme prévu. Notre bras de spi casse net, s’en suit un affalage obligatoire. N’ayant pas de bras de rechange à bord, nous ne pouvons plus utiliser nos spis asymétriques, nous devons passer sous code 5, un petit spi asymétrique qui fait stagner notre vitesse à 6/7 noeuds quand nous voyons nos concurents avec qui nous étions bord à bord partir à 10/12 noeuds sous spi dans un vent qui se renforce. Dur pour les nerfs d’autant plus que nous voyons les bateaux de derrière revenir inexorablement sur nous sous spi.
Vivement la nuit et cette rotation de vent que nous attendons.
Seconde nuit
La nuit tombe, nous affalons le code 5 et passons sous J1, c’est parti pour un long bord de travers en direction de la côte Sud de Belle-Ile.
Aurélien prend le premier quart, je m’allonge au fond du cockpit pendant 2 heures. a mon réveil, le bateau file caler sur son bord tribord, au travers à 8/10 noeuds de vitesse. Je prends la barre et relaie Aurélien.
Aurélien à la barre
Quelle extraordinaire sensation, la nuit est sombre, pas de lune, mais le ciel est clair et nous laisse voir les étoiles, la bateau file dans la nuit noir laissant un sillage blanc d’écume derrière lui avec en point de mire le phare de poulains qui éclaire au loin.
En fin de nuit, nous atteignons Belle-Ile, cap vers Guérande au près.
Au large de Belle-Ile
Samedi matin
Plus que 2 bords avant l’arrivée à la Trinité-sur-Mer.
Nous longeons la côte sud de Belle-Ile en direction de la basse Capella, balise située au large de Guérande que nous devons contourner avant de mettre le cap vers l’arrivée.
Sur ce bord de près dans une mer agitée de face, nous reprenons 2 ou 3 concurrents. Une nouvelle fois, notre organisation et notre présence à la barre toute la nuit ont sans doute payé et nous permet de recoller à nos camarades que nous avions perdus de vue après la casse de notre bras de spi.
Nous voyons une dizaine de bateaux devant nous. C’est motivant, on ne lâche rien.
Passage de la basse Capela
Dernier bord et arrivée
Dernier bord qui nous fait longer Hoedic et Houat pour rejoindre la Trinité-sur-Mer.
Au bon plein, sous le soleil et un mer plus calme, nous filons vers l’arrivée que nous franchissons samedi matin à 10h20 en entrant dans le chenal de la Trinité.
Ce dernier bord a été éprouvant sur la fin car nous recolions les 3, 4 bateaux devant nous avant que le vent ne baisse laissant filer ceux qui nous devançaient vers l’arrivée et nous laissant au ralenti atteignant péniblement la ligne d’arrivée.
Arrivée
Bilan
Le bilan de cette Armen Race est très positif. Nous avons passé 1 jour et 20 heures en mer, notre organisation à bord, nos manœuvres et notre entente ont été bonnes (voir très bonne pour l’entente) et surtout nous avons découvert notre Sun Fast 3200 sur le long terme et validé notre choix pour ce bateau.
Cette régate nous a aussi permis de relever les points d’amélioration tant au niveau technique qu’au niveau de notre organisation à bord.
Un bilan très positif et une 22ème place dont nous nous contentons mais que nous aurions aimé meilleure, et qui l’aurait sans doute été sans la casse de notre bras de spi.
le 5 avril dernier, nous avons convoyé notre SunFast 3200 de Port-Louis à son port d’attache au Crouesty.
Avant de partir pour ce court convoyage, il nous a fallu remettre en place les aériens (girouettes et anémomètre en tête mât), l’occasion de faire un rapide checkup du mât et de constater deux/trois points à revoir: remplacement d’un réa, fixation des sorites de drisses de spis, … Rien de bien grave mais un peu de bricolage à venir.
Après ce petit intermède technique, départ de Port-Louis sous un ciel bas et nuageux et dans une brise très légère, moins de 6/7 noeuds. Nous envoyons le spi à la sortie du chenal et nous dirigeons vers la point de Quiberon.
Après 3 à 4 milles, le vent s’essouffle et la houle de travers nous fait peiner à porter correctement le spi. Pris par l’obligation de rejoindre le Crouesty en fin d’après-midi, nous démarrons le moteur pour 2 heures jusqu’au passage de la Teignouse.
Une fois la Teignouse passée, comme prévu, le vent rentre légèrement et la houle disparait. Il est temps de renvoyer le Spi qui nous permet de traverser la baie de Quiberon en 45 minutes pour arriver au Crouesty et y amarrer Fan-Fan XII.
Cette première navigation, réalisée dans des conditions idéales pour de premiers bords nous a fait beaucoup de bien après de longs mois de sevrage nautique. Nous avons pu apprécier la disposition de l’accastillage, vraiment optimisée pour le double et la facilité de déplacement à bord.
Prochaine étape, vérification du gréement, corrections des petits défauts remarqués, sorite d’eau, carénage et pose du covering.