Lire et utiliser les polaires de vitesse pour progresser en régate
Lorsqu’on cherche à progresser en régate, la vitesse pure ne suffit pas : il faut aussi savoir analyser et exploiter les données de navigation. Parmi les outils incontournables, les polaires de vitesse se distinguent comme une référence pour optimiser les performances en voile.
Qu’est-ce qu’une polaire de vitesse en voile ?
Une polaire de vitesse est un graphique qui indique la vitesse théorique maximale d’un bateau selon :
l’angle du vent (près, travers, portant),
la force du vent (en nœuds).
Chaque courbe correspond à une intensité de vent et permet d’identifier les allures optimales pour naviguer le plus efficacement possible.
👉 Pour un équipage de régate, maîtriser ses polaires signifie avoir en permanence des vitesses cibles en tête et savoir si le bateau est exploité à son plein potentiel.
Voici un exemple de polaire de vitesse pour notre Dehler 29 GTE.
Comment lire une polaire de vitesse ?
Centre du graphique : le bateau, point de référence.
Axes : les angles de vent, du 0° (face au vent) au 180° (vent arrière).
Courbes : les vitesses théoriques pour chaque force de vent.
Exemple : à 15 nœuds de vent, la polaire montre la vitesse optimale au près serré, à savoir 6 noeuds. Si votre vitesse réelle est inférieure, cela indique qu’il faut optimiser vos réglages.
4 façons d’utiliser les polaires pour progresser en régate
Optimiser les réglages de voile et de barre Comparez vos vitesses réelles aux vitesses cibles pour ajuster vos réglages en direct.
Choisir la meilleure trajectoire Les polaires permettent de savoir s’il vaut mieux serrer le vent ou abattre légèrement pour maximiser la vitesse moyenne.
Préparer efficacement vos régates Entraînez-vous avec vos polaires personnalisées (adaptées à votre bateau et voiles) pour améliorer vos performances en conditions réelles.
Suivre et mesurer vos progrès Les écarts entre polaires théoriques et vitesse réelle permettent de quantifier vos améliorations au fil des entraînements.
Polaires et outils numériques pour la voile
Des logiciels comme Adrena, Expedition ou SailGrib permettent d’intégrer vos polaires directement à vos instruments de bord. Couplés aux données GPS, ils offrent une analyse en temps réel et facilitent la prise de décision tactique en régate.
Conclusion : un outil clé pour progresser en voile
Les polaires de vitesse ne sont pas de simples graphiques : ce sont de véritables boussoles de performance pour tout régatier. Bien utilisées, elles permettent de :
affiner ses réglages,
naviguer plus vite et plus efficacement,
progresser durablement en régate.
Chez Epsilon 3D Sailing Team, nous plaçons l’utilisation des polaires au cœur de notre stratégie d’entraînement et de compétition. Car en voile, la différence se joue souvent sur la capacité à exploiter chaque nœud de vitesse supplémentaire.
Les 24 et 24 août 2024 s’est déroulée la Duo du Crouesty Big Ship.
Samedi 24: avis de vent fort et pluie annoncée toute la journée. Nous prenons la décision de ne pas courir cette manche. Certains concurrents s’étant engagé sur cette manche sont rapidement rentrés au port après le départ. Un grand nombre de DNF sur cette première manche
Dimanche 25: Changement radical de temps, du soleil et une très légère brise. Comme le veut la tradition, les départs lors de cette Duo du Crouesty s’enchaine en fonction du handicap de chaque bateau. Nous partons dans le derniers tiers de la flotte. Objectif, rattraper ceux partis avant nous et surtout ne pas se faire reprendre par les bateaux partis après nous.
Cette formule de départ échelonné présente un avantage, l’ordre d’arrivée sur la ligne se juge au temps réel et équivaut au classement effectif.
Nous partons au près de la baie de Kerjouanno vers Sud Quiberon. Difficile au départ de trouver les bons réglages et la vitesse, peut-être cherchons-nous trop la cap au détriment de la vitesse, Nos réglages s’améliorent au fil des bords et nous atteignons Sud Méaban avec une position ou nous n’avons pas trop perdu sur ceux de devant et sommes repris par deux ou trois bateaux revenus de derrière.
A Sud Quiberon nous envoyons notre spi S2, cap sur la chimère puis l’arrivée. Peu de tout au long de ce bord, à certains moments il est même difficile de faire porter le spi. Nous empannons au gré des risés que nous tentons de trouver sur le plan de d’eau. Passer Chimère, un bord un peu plus serré sous spi nous amène vers la ligne d’arrivée. Ce bord se termine par une brise de 12/14 noeuds ou le bateau file et nous reprenons deux concurrents.
Nous passons la ligne dans le dernier tiers et sommes finalement classé 26ème de cette Duo du Crouesty.
C’est notre plus mauvais résultat depuis que nous participons à cette course qui a connu comme chaque année une participation assez importante avec 36 duos engagés et un niveau sportif sur l’eau toujours plus élevé.
Nous manquons clairement d’entrainement et de temps sur l’eau pour pouvoir performer mais être sur l’eau est toujours un plaisir que nous sommes heureux de partager ensemble.
Cette saison 2022 a été marqué par l’arrivé d’un nouveau bateau, un Sunfast 3200. Gilolo nous a été livré à Lorient en avril 2022, de retour de la Transquadra.
Rebaptisé Fan-Fan 12, nous avons rapidement engagé des travaux sur notre Sunfast, préparation de carène, accastillage, et en juillet 2022, remplacement du mât.
En 2022, nous nous sommes engagé sur le championnat UNCL IRC double Manche Atlantique pour lequel nous nous classons 89ème sur 239.
Cette saison nous avons participé aux régates suivantes: One Two Cup, Armen Race, Duocatamania, Voiles de la Baie et Duo du Crouesty entre Avril et Septembre 2022.
Nous vous invitons à revivre notre saison 2022 en vidéo.
Se déroulant le week-end du 27 et 28 août 2022, la Duo du Crouesty, courue en Osiris, présente deux particularités: course en double et départ décalé.
Habitué de cette régate, organisée par le YCCA, notre équipage s’est de nouveau inscrit pour cette édition 2022 à l’affluence record, 36 duos alors que l’organisateur prévoyait 30 participants maximum.
A l’occasion de cette Duo du Crouesty, nous retrouve parmi les inscrits des équipages que nous avons désormais l’habitude cotoyer sur l’eau, parmi eux nous pouvons citer: Zephir Of Folding, Durduc, Abracadabra, Pencoat, Papa au Rhum, Erwan Force, Armada Too ou encore Félix, Festa ou Charline.
La liste des engagés 2022 comptait des Sun Fast 3200 (4) des JPK 10.10 et 10.30, Sun Fast 3300, JOD 35, Suspens, … et plusieurs Monotype 7.50 venus en nombre cette année.
Cette année, comme souvent, la météo s’annonce clémente voir très clémente, beau temps, très légère brise le samedi, voir pétole sur le plan d’eau en milieu de journée et un peu plus d’air le dimanche.
Pour le Epsilon 3D Sailing Team, cette Duo du Crouesty est surtout l’occasion de naviguer pour la seconde fois en régate avec notre nouveau mât dont le réglage, qui présente un cintre important, nous interroge.
Après une petite préparation du bateau (nous sommes en chantier continuel depuis le mois d’avril ou nous avons récupérer le bateau) il est temps de s’élancer pour ces deux jours de courses.
Samedi 27:
Briefing au YCCA et comme prévu, la journée s’annonce calme, voire très calme avec un risque de zones de pétoles bien installées sur la baie de Quiberon.
Judicieusement, le comité publie un avenant prévoyant un parcours plus modeste et adapté aux conditions météorologiques prévues, mais maintient la fermeture de ligne 30 minutes après le passage du 5ème concurrent sur la ligne d’arrivée.
Ce premier jour nous propose un parcours construit ainsi:
. départ en baie de Kerjouano
. sud Méaban
. Chimère
. Sud Quiberon
. Nord Quiberon
. Arrivée en baie de Kerjouano
C’est parti sous spi, jusqu’a Sud Méaban, après un bon départ, ce premier bord est plutôt tranquille, nous partons avec 2 autres Sun Fast et un JPK 9,60. Après avoir enroulé Sud Méaban, direction Chimère au près, et là nous constatons un manque de vitesse et de cap (notre réglage de mât continu à nous interroger), nous ne retrouvons pas les sensations au près que nous avions avant de remplacer notre mât.
Arrivée à Chimère, les premiers ont pu profiter d’un bord de spi dès la bouée enroulé quand nous nous retrouvons dans une première zone de pétole. Notre performance au près n’était pas terrible, mais là, ça part clairement par devant.
Le vent reviens, très léger, mais nous continuons au près vers Sud Quiberon que nous enroulons, s’ensuit un bord de spi vers Nord Quiberon que nous atteignons alors que le vent s’écroule une nouvelle fois.
Il y a clairement deux groupes dans cette manche, les 15 bateaux placés devant qui profite du peu d’air présent sur le plan d’eau et un second groupe dans lequel nous sommes aux avants-postes mais qui bénéficie de vent très léger avec de grandes zones de calmes.
Nord Quiberon est passée et le vent disparait du plan d’eau, nous empannons, et notre spi peine à se gonfler. Les bateaux autour de nous connaissent le même sort alors que certains arrivent à Sud Quiberon et non même plus la très légère brise qui nous a accompagnée entre ces deux marques.
Sur le plan d’eau, les premiers arrivent, et dans notre groupe, chacun cherche la solution. Nous choisissons de nous éloigner un peu de la côte, espérant une rentrée de vent. Celui-ci arrive, au bout de 45 minutes, très léger et notre spi se gonfle à nouveau. Nous pointons notre étrave vers la ligne d’arrivée.
Mais… la sentence tombe, le comité annonce la fermeture de lignes, résultat, seulement 12 bateaux sur 36 de classés sur cette première manche. Merci au YCCA qui maintient tout de même la ligne d’arrivée en place. Nous passons la ligne 15 minutes après sa fermeture.
Dimanche 28 :
Seconde journée, un peu plus d’air de prévu et un parcours modifié est annoncé par le comité de course.
Voici le parcours de ce dimanche
Nous partons donc depuis Sud Méaban, au près, en direction d’une bouée mouillée en baie de Kerjouano. Bon départ avec les mêmes que le samedi, mais dans un bon timing. Au près comme le samedi, peu de cap et un manque de vitesse évident nous bataillons pour rester dans le match mais c’est compliqué.
Une fois la bouée enroulée, direction Chimère au bon plein dans un premier temps puis au reaching, notre spi est prêt mais sur le mauvais bord, on change le spi de bord, on envoi, on envoi pas. Certains équipages envoi leur spi mais perdent beaucoup en cap, au reaching par 8/10 noeuds de vent, notre Sun Fast 3200 sous GV et J1 avance bien, on remonte sur l’avant de la flotte et on perd pas sur nos poursuivants.
Finalement on envoi pas le spi, Chimère approche, déjà, je prépare de nouveau le spi sur le bon bord. Je n’ai rien vu de ce bord, trop occupé à changer notre psi de bord et préparer l’envoi. Arrivée à Chimère nous sommes content de notre bord et nous envoyons notre spi S2 (le rose). C’est parti pour un bord au portant jusqu’à nord Quiberon. Calé à 160° du vent apparent, nous avançons bien, nous sommes content de notre vitesse par rapport à nos concurrents. Nous décidons de partir vers la gauche, sous la marque pour empanner plus bas et profiter d’un meilleur angle (plus rapide) pour rejoindre Nord Quiberon. Ca c’était le plan, mais Durduc arrive tribord, il est prioritaire et nous devons empanner, un peu plus tôt que notre souhait. On perdu un peu en vitesse, même si nous faisons route directe vers la bouée, mais surtout Durduc nous a passé et Abracadabra (JPK 10.10) revient fort derrière.
Arrivée à Nord Quiberon, nous remontons au près vers Sud Méaban, nous perdons quelques places dans ce bord de près (promis on va régler ce souci de réglage de mât). Après méaban, direction Chimère au bon plein/reaching, sur cet avant dernier bord, nous nous confrontons comme le reste de la flotte a des zones sans vent ou le bateau est totalement arrêté pendant quelques minutes puis repart. Dur pour le moral. Nous parvenons à Chimère puis nous engageons sur le dernier bord en direction de l’arrivée, spi pas spi? Nous décidons de ne pas envoyer notre spi, comme une grande majorité de ceux qui nous précèdent ou nous suivent. Bonne décision, le vent refuse et nous finissons au près pour atteindre la ligne d’arrivée.
Nous nous classons 23ème de cette manche et 24ème au général sur 36 participants. Notre objectif était de faire entre 10 et 15, nous en sommes loin.
Bilan:
Points négatifs: vitesse et cap au près, réglage de notre mât et positionnement sur le plan d’eau (anticipation), encore un manque de niaque (on aurait pu empanner derrière Durduc le Dimanche pour reprendre notre position sur le plan d’eau)
Points positifs: choix de voile (on n’hésite plus), manœuvres, on se fixe une stratégie et on tente de la respecter, on continue à prendre du plaisir et toujours dans la bonne humeur, nous sommes mieux organisés et attentifs (on chasse les algues, on surveille notre vitesses et nos réglages de manière continu).
Juin 2021, enfin nous allons pouvoir naviguer et régater avec notre A31.
La participation à la Duocatamania marque le début de notre saison 2021, mais également les premières confrontations en régate à bord de notre nouveau bateau.
En débutant la Duocatamania, nous n’affichons que 4 demi-journée de navigation à bord du bateau, autant dire que nous allons le découvrir sur le tas et en conditions. Un entrainement grandeur nature au sein de cette flotte de 57 bateaux armés de marins et de régatiers « très » avertis.
Jour 1: La Trinité-sur-Mer – Le Crouesty
Journée maussade, pluvieuse en début de journée et dans du vent faible.
« Un temps pour le A31 » entendons nous en quittant les pontons. Un temps surtout idéal pour découvrir le bateau.
Ce premier parcours nous emmène sur un parcours en baie de Quiberon avec passage du rocher de la Vieille à Houat et arrivée devant le Crouesty.
Dure journée, nous fermons la marche avec 4 à 5 autres bateaux que nous croiserons souvent dans la semaine.
Au près nous prenons nos marques et cherchons de la vitesse, au portant sous grand spi, nous glissons bien. Sur un long bord de travers nous essayons notre Code mais ne trouvons pas les bons réglages. On se fait passer par plusieurs bateaux.
Difficile apprentissage qui nous voit terminer 49 ème sur 55 en temps compensé.
Jour 2: Le Crouesty – Lorient La Base
En ce deuxième jour de course, faute de vent, nous démarrons au moteur pour traverser la baie de Quiberon et passer la Teignouse.
Départ au moteur pour passer la Teignouse.
Le départ est donné au large de Quiberon dans un vent très léger et une houle bien formée.
Départ à l’anglaise sous spi, nous partons à droite du plan d’eau en direction du phare des Birvidaux. Nous sommes contents de notre départ et nous retrouvons entouré de concurrents bien plus performants que nous lors de la première journée, cela nous rassurer sur notre choix. Au bout de quelques minutes, le vent refuse, les spis tombent et nous repartons au près/bon plein pour atteindre les Birvidaux dans une brise très légère.
Dans un empannage, nous cassons notre tourelle de grand-voile et devons désormais régler celle-ci en utilisant nos taquets amarrage arrière. Pas simple, heureusement, le vent est léger.
Au passage des Birvidaux, nous laissons une dizaine de concurrents derrière nous. L’allure à suivre, qui doit nous emmener à la Balise des Chats sur la côte de l’ile de Groix est l’occasion de tester une nouvelle fois notre Code.
Comme le jour précédent, nous ne trouvons pas les réglages et perdons en cap et en vitesse. Nous sommes repris par quelques concurrents.
Faute de vent, l’arrivée est jugée au Chat et non à l’entrée du chenal de Lorient.
Nous terminons cette manche à la 40 ème place. En progression mais très déçu de notre dernier bord ou nous avons perdu beaucoup.
Nous rentrons à Lorient sous voiles et en profitons pour gréer notre Code et en chercher les réglages. En vain. Nous décidons de remiser cette voile pour le reste de la semaine, ne comprenant pas son fonctionnement (après échange avec notre voilier, nous avons ensuite compris que nous n’utilisions pas cette voile dans son bon range.
Au programme du soir, bricolage pour réparer notre tourelle de grand-voile.
Jour 3: Lorient la Base – Concarneau
Troisième jour de course et changement de décor. 20/25 nœuds d’annoncer avec renforcement possible.
Direction Concarneau au départ de Lorient avec contournement côté océan de l’ile de Groix.
Départ sous spi, mais nous choisissions un départ prudent sous ORC et grand-voile haute. Notre mauvaise connaissance du bateau dans ces conditions, nous pousse à la prudence plutôt que de risquer un départ à l’abattée ou une mauvaise manoeuvre sous spi.
Nous contournons la balise les Chats suivi de quelques bateaux. Les premiers sous spi se sont un peu échappés. Commence alors un long bord de près derrière Groix jusqu’à la balise Men Treas. L’un à la barre et l’autre à l’écoute pour réguler dans les rafales, nous ne lâchons pas et reprenons quelques bateaux dans ces conditions musclées. Nous découvrons que le A31 est sensible, voir très sensible et ne préviens pas lors de ces décrochages, il va falloir apprendre à naviguer en douceur.
Passé Men Treas, nous nous dirigeons vers les Glénans puis nous terminons cette journée par 3 à 4 bords de près dans la baie de Concarneau. Nous prenons à nouveau de la distance avec les bateaux qui nous suivent.
Dans ces conditions de brise, nous sommes contents de notre journée, malgré notre départ trop prudent.
Au bilan de cette journée, nous terminons à la 50ème place, déçus, nous pensiosn faire mieux, mais les bateaux derrière nous possède de plus petits ratings (coefficient de correction des performances) et nous passe devant.
Dans la brise derrière Groix
Jour 4: Concarneau – Locmiquélic
En ce quatrième jour de course, nous sommes remontés comme des pendules, déçus de notre résultat du jour précédent,nous voulons bien faire et nous concentrer.
La météo est plus clémente, le départ est donné dasn moins de 10 noeuds et sous un ciel un peu moins chargé. Départ au près, pour aller chercher une bouée de dégagement à 2 milles puis parcours inverse à celui effectué le mardi ( concarneau/glénans/men treas/groix/lorient).
Nous partons à droite et c’est le bon côté. Nous passons la bouée de dégagement dans le deuxième paquet. Nous sommes à notre place et sommes heureux de ces premiers bords. On envoi le spi puis c’est parti pour un bord de grand largue qui se terminera au travers serré. A la barre Aurélien gère la bouée parfaitement et nous passons sous un bord pendant que je régule à l’écoute.
Après l’envoi de spi, je me suis aperçu qu’un croisement de drisse a eu lieu au capelage (au 3/4 de la hauteur du mât). Nous avons des doutes sur les conditions à l’affalage.
Une fois la bouée passée, cap sur les Moutons et les iles Glénan. Nous empannons et serons plus le vent. Impossible de tenir le spi, il est temps d’affaler, mais…Comme nous le craignions le spi ne descend pas, il est coincé en haut du mât et impossible à affaler.
Nous nous mettons vent arrière, luttons quelques minutes pour enrouler le spi sur lui-même, heureusement qu’il n’y a que 10/12 nœuds de vent car la lutte est âpre. Je n’ose imaginer la même situation le mardi dans 20 nœuds de vent.
La décision est prise de monter au mât, je m’équipe, nous prévenons le comité de course et Aurélien me hisse en haut du mât. Une première pour nous deux, en mer et sous voiles.
Arrivé au niveau d la drisse, je n’ai d’autre choix que de la libérer. Le spi tombe sur le pont. Nous irons récupérer la drisse le soir au port.
Aurélien me descend, on range un peu le pont et on reprend notre étape. Nous avons parcouru 2 milles dans la mauvaise direction pendant que nos concurrents sont eux aller dans le bon sens.
Nous finirons cette étape dans la voiture balai accompagné d’un First 31.7 et d’un bateau du comité de course.
L’arrivée à Locmiquélic est l’occasion d’aller récupérer la drisse dans le mât. Deuxième ascension du jour.
Mauvaise journée, 51 ème à l’arrivée. Je ne ferais plus jamais cette erreur de drisse, enfin j’espère.
Jour 5: Locmiquélic – Port-Haliguen
Une superbe journée de voile nous attends, du soleil, du vent, et une belle arrivée devant Port-Haliguen.
Mais avant cela, au départ de Lorient, il aura fallu être malin pour ne pas se faire pièger par la pétole qui sévit près d’une heure durant après le départ. Nous reculons, comme bon nombre de nos adversaires. Ca rentre à droite, comme prévu, ceux à la côté, sur Groix, touchent le vent en premier et passe les Chats. Notre groupe suit un peu plus loin. Nous sommes malgré tout bien entourés, c’est un départ chaotique mais on réussi à repartir avec un groupe assez dense. On est pas en queue de flotte.
Après les Chats direction les Birvidaux puis Quiberon. Sous spi après les Birvidaux ça glisse bien, on recolle et on se retrouve avec un petit groupe. Ils sont une dizaine derrière nous.
Entre Quiberon et Belle-Ile
On passe Quiberon puis on repars vers l’Est de Belle-Ile. Sous J2, il est temps de renvoyer le spi en fin de bord. Cela adonne et nous devons nous battre. On hésite moins sur nos choix d voiles, sur nos manoeuvres,… la preuve que la régate et ce format est un parfait entrainement, on progresse chaque jour.
Tigre Blanc – JPK 10.10
Passé Belle-Ile, retour vers Port-Haliguen en empruntant le passage des Birvidaux, le vent rentre 15/18 noeuds. Au près nous grappillons place après place et passons quelques concurrents.
Nous entrons dans la baie de Quiberon, le vent se renforce encore un peu. Aurélien fait un super boulot à la barre je régule à la grand-voile. Nous passons la ligne en finissant en match race contre le First 31.7 Bonne Nouvelle 2 (dont il faut louer la performance tout au long de la semaine) que nous précédons de quelques secondes.
Nous sommes content de notre journée. Une fois encore le classement en compensé nous douche un peu, nous finissons 48ème. Les bateaux derrière nous on pour la plupart des ratings plus faibles et nous passe devant au tableau de résultats. Cependant, nous sommes content de notre progression sur le bateau.
Jour 6: Port-Haliguen – La Trinté sur Mer
Dejà le dernier jour de cette Duocatamania. Nous n’avons pas vu passer la semaine.
Le parcours du jour: Départ de Port-Haliguen, parcours en baie de Quiberon et arrivée à la Trinité sur Mer.
Début de journée sous la pétole, nous attendons une heure et demi que le vent s’installe pour permettre au comité de prévoir un parcours. Nous partons au près puis bord de spi jusqu’au rocher de la vieille à Houat.
Quelle journée, ça y est nous sommes dans le match, entouré de bateaux que nous n’avions pas vu avant. Nous glissons sous grand spi et reprenons certains concurrents, mais surtout on creuse avec nos compagnons habituels aux petits ratings. Dans ce vent léger, nous sommes au réglage et faisons avancer notre A31 qui semble enfin content de nous et avance plus vite que nos adversaires bord à bord. On savoure.
Arrivé au roche de la Vieille, on affale proprement notre spi, on repas sous J2 avec un long bord de près vers Nord Quiberon. On choisit la droite du plan d’eau. Bravo à Aurélien pour ce choix, on remonte encore une partie de la flotte. Nous sommes vraiment dans le paquet entourés d’autres bateaux. Quel plaisir que ce changement de perspective.
Dernier bord, au débridé, nous hésitons à ressortir notre Code oublié depuis le lundi, mais nous craignons de perdre le bénéfice de notre journée.
Nous passons la ligne. Nous finissons 33ème sur cette dernière régate. Enfin, une place qui nous parait conforme à nos ambitions. Cela nous rassure.
Juste avant la ligne
Bilan:
Quelle semaine.
Tout d’abord, merci et bravo au Comité de Courses qui a pris toujours les bonnes décisions et a pu chaque jour nous faire naviguer sur des parcours complet et technique.
Un grand merci à tous les bénévoles, sans qui nous ne pourrions pas vivre de tels moments.
Nous avons appris beaucoup sur notre bateau et sur notre équipage, notre organisation à bord.
Notre A31 se révèle un bateau technique et exigeant, à nous de trouver son mode d’emploi.
Nous terminons 52 eme au général (49/40/50/51/48/33)
Remise des prix
Nos enseignements:
. notre rating ne semble pas bon et nous devons l’optimiser, nous sommes au dessus de la moyenne des A31 jaugés. Un point à revoir très vite.
. nous devons comprendre et exploiter notre Code pour en faire un véritable atout dans le vent léger
. notre palan de grand-voile doit être revu, nous y travaillons déjà
. nous sommes en général en dessous de 1 à 1,5 noeuds par rapport à la polaire (potentiel de vitesse) du bateau, il va falloir bosser.