Une nouvelle saison de double en IRC pour notre équipage composé de Aurélien et de Jean-Charles.
Une saison pleine d’inconnues une fois encore pour notre équipage, non par rapport aux régates auxquelles nous prévoyons de participer, sur lesquelles nous nous sommes déjà engagés, mais surprise de naviguer sur notre nouveau voilier (Sormiou 29) et de le découvrir en même temps que nous allons régater, surprise aussi quant à notre capacité à faire coïncider nos plannings professionnels (Aurélien est dirigeant de INANIX et Jean-Charles de Epsilon 3D) avec nos ambitions de participation.
En ce début de mois de février, nous avons d’ores et déjà validés nos inscriptions au Spi Ouest France, et à la Duocatamania.
En solo, Jean-Charles envisage de participer à la Course des iles.
A ces trois régates s’ajouteront certainement: la One Two Cup, les Voiles de la Baie et la Nuit des Iles du Ponant. Nous avons également pour objectif de participer à l’Armen Race et aux 100 Milles du Crouesty.
Niveau préparation, la prochaine étape aura lieu le 16 février avec la pesée et la prise de côtes IRC pour valider notre certificat IRC 2024.
Cette saison 2022 a été marqué par l’arrivé d’un nouveau bateau, un Sunfast 3200. Gilolo nous a été livré à Lorient en avril 2022, de retour de la Transquadra.
Rebaptisé Fan-Fan 12, nous avons rapidement engagé des travaux sur notre Sunfast, préparation de carène, accastillage, et en juillet 2022, remplacement du mât.
En 2022, nous nous sommes engagé sur le championnat UNCL IRC double Manche Atlantique pour lequel nous nous classons 89ème sur 239.
Cette saison nous avons participé aux régates suivantes: One Two Cup, Armen Race, Duocatamania, Voiles de la Baie et Duo du Crouesty entre Avril et Septembre 2022.
Nous vous invitons à revivre notre saison 2022 en vidéo.
Troisième régate avec notre SUN FAST 3200 après la One Two Cup et l’Armen Race, la Duocatamania est une épreuve courue en IRC double sur 6 étapes du dimanche 19 juin au vendredi 24 juin.
Cette année, les parcours proposaient des étapes à Le Crouesty, Belle-Ile, Locmiquélic, Port-Haliguen et la Trinité sur Mer.
Il s’agit de notre seconde participation à cette régate réservée aux équipages de plus de 40 ans (au moins un des deux membres d’équipage doit être âgé de 40 ans ou plus). En 2021, nous n’avions pas brillé avec notre A31, terminant 51ème sur 55, nous avions à coeur de faire mieux cette année avec notre nouveau bateau.
Sur notre SUN FAST 3200 nous sommes encore en mode découverte et n’avons parcouru, avant le départ que 300 milles. Le bateau n’est pas encore totalement optimisé, voiles et électronique notamment, mais surtout, nous savons notre mât « très » fragile, son remplacement étant prévu en juillet.
Nous nous engageons donc sur cette édition avec l’envie de faire mieux que l’an passé, mais surtout avec l’objectif d’en apprendre plus sur notre SUN FAST.
Dimanche 19 juin: Etape Le Crouesty-Le Palais
En ce début de journée, le vent se lève sur la baie de Quiberon, nous partons pour un départ au près avec bouée de dégagement dans un vent compris entre 16 et 20 noeuds. Aurélien prend un bon départ, mais rapidement, nous constatons, que notre mât montre des signes de faiblesses, à chaque vagues, celui-ci se tord ou se replie tel un roseau. Pas rassurant. Nous décidons de lever le pied en tirant moins sur la bateau et passons la bouée de dégagement dans les 10 derniers bateau.
Sur ces premiers bord de près, nous constatons que nos haubans (D2) sont totalement détendus, ce qui n’arrange pas l’état de notre mât.
Au portant, nous jouons la sécurité, pas de spi pour préserver le mât et nous tentons de privilégier la vitesse en lofant, mais voyons inexorablement nos petits camarades de jeux revenir vers nous.
Quel soulagement d’enroulé la bouée, quelques bateaux restent derrière nous et nous remontons au près, dans un vent plus calme vers la prochaine bouée qui une fois virée nous permettra de descendre sous spi vers le passage des Béniguets avant de rejoindre Belle-Ile.
Comme souvent en bateau, et encore plus en régate, les choses ne se passent pas comme prévu.
Sur ce bord, le vent baisse constamment, pour devenir erratique à l’approche de la bouée. Nous croisons le gros de la flotte qui descend déjà sous spi et augmente ainsi notre distance avec eux.
Arrivée à la bouée, le vent continue de baisser et tourne complétement. Pas de descente sous Spi pour nous mais un nouveau bord de près.
L’ensemble de la flotte ralentit et l’arrivée est avancée au passage des Béniguets ou le comité de course attend les concurrents qui luttent dans un vent absent et face au courant pour pouvoir passer la ligne. Nous terminons finalement 47 ème (en temps compensé) de cette manche et regagnons Le Palais, que nous atteignons à 21h, au moteur.
Lundi 20 juin: Etape Le Palais-Locmiquelic
La flotte quitte le bassin à flot au petit matin. Direction Locmiquelic pour cette seconde manche.
Le soleil brille, le ciel est bleu et le vent affiche 8 à 10 noeuds. La journée s’annonce sous les meilleurs auspices. Nous avons repris nos D2 avant de quitter le ponton, et les conditions annoncées nous rassurent quant à la tenue de notre mât.
Encore un bon départ de la part de Aurélien, enfin, le second car le premier à donné lieu à un rappel général.
Nous arrivons à la bouée de dégagement avec une dizaine de concurrents derrière nous, nous partons au bon plein vers la prochaine marque quand une partie de la flotte part sous spi, au travers. Que font-ils à 45° de la route directe? En fait, toute cette partie de la flotte avaient anticipée une rotation du vent qui leur permet de rejoindre la marche sous spi, avec plus de vitesse, quand nous avons démarré notre bord plus loffé (près du vent) et moins rapide. Nous passons rapidement sous A3 (spi Asymétrique) puis sous S2 (spi symétrique) mais le mal est fait et nous regardons ceux partis très tôt sous spi nous mettre une distance que nous ne récupérerons pas. Pire, le vent baisse à l’approche des Birvidaux laissant l’opportunité aux derniers bateaux de recoller avant que…. le vent ne s’efface totalement obligeant le comité de course à sonner la fin de cette manche avant l’arrivée pour établir un classement au point de passage des Birvidaux.
Résultat de la journée, une 40ème place et beaucoup de frustration de ne pouvoir finir une nouvelle fois cette étape. Direction Locmiquelic au moteur.
Mardi 21 juin: Etape Locmiquelic – Port-Haliguen
Encore une journée qui début sous le soleil.
Vent faible et départ à l’anglaise ce matin, c’est à dire sous spi. Magnifique avec l’ile de Groix en toile de fond.
Première marque à passer les Chats, balise cardinale située au sud de Groix. Après un départ en milieu de flotte sous Spi Asymétrique, l’angle du vent change, le vent baisse et nous passons sous spi symétrique. Dans ces conditions, la flotte est déjà très étirée et notre changement de voile nous coute cher. Nous ne sommes pas bien placé.
Allez, haut les coeurs et direction Les Chats…que nous t’atteindront jamais. Le vent tombe complètement. La flotte de la Duocatamania part dans tous les sens. Le comité patiente quelques minutes, attend le retour du vent puis décide d’annuler ce départ. En route au moteur direction l’entrée de la baie de Quiberon et le phare de la Teignouse avec l’objectif de lancer un nouveau départ si le vent se lève de nouveau.
Après quelques heures au moteur, le vent se lève légèrement, le ciel est bas et gris, quelques gouttes tombent et le vent disparait à nouveau.
Nous rejoignons Port-Haliguen au moteur. Pas de manche aujourd’hui.
Mercredi 22 juin: Etape Port-Haliguen-La Trinité sur Mer
En ce mercredi, même ambiance que le jour précédent. Pas un souffle d’air.
La flotte patiente quelques heures, encalminée devant Port-Haliguen quand le vent rentre enfin permettant au comité de course de lancer un parcours en baie de quiberon.
Sur cette manche nous nous défendons mieux. Encore un départ bien maitrisé, une bonne vitesse au près, sauf lorsque l’on se fait déposer littéralement par un autre SUN FAST 3200 (Georgia). Nous maintenons notre place tout au long de cette manche et terminons par un bord de reaching (largue) sous code 5 vers l’arrivée située à l’entrée du chenal de la Trinité-sur-Mer.
37 ème place pour cette manche. Nous progressons encore sur cette manche, mais qu’il faut se battre pour ne serait-ce qu’espérer une place dans les 40. Quel niveau sur cette régate.
Jeudi 23 juin: Etape La Trinité sur Mer-Le Crouesty
Sur ce genre de régate à étape, il y a toujours une journée que l’on retient plus que les autres. En 2021 ce fut pour nous la dernière étape, en 2022, ce sera cette étape du 23 juin courrue dans des conditions de rêve. soleil, 8 à 13 noeuds de vent, mer plate et un superbe parcours en baie de Quiberon.
Nous partons au près, départ moyen, et direction la bouée de Bugalet. A Bugalet, départ sous Spi vers Nord Quiberon, puis Sud Méaban, Chimère et la Recherche. L’enchainement de ces marques se fait sous spi plus ou moins près du vent, quel plaisir. Nous découvrons notre SUN FAST au largue sous spi dans 10/12 noeuds de vent, calé à la gite et accélérant. Quel bonheur.
Après Chimère, direction la Vieille (Houat) au près. Nous profitons d’une adonnante, le vent tourne dans le bon sens, et nous permet de rejoindre la Veille en deux bords quand certains concurrents doivent louvoyer et tirer plusieurs bords. Nous reprenons, grâce à cette adonnante, quelques places. Au moment de passer le rocher de la Vieille et d’envoyer le spi, nous comptons une quinzaine de concurrents derrière nous.
A l’arrivée en baie de Kerjouanno, devant l’entrée du Crouesty, nous terminons à une 30ème place. Ca progresse encore. Certains nous trouverons très optimiste à nous satisfaire de ces classements, mais nous retenons surtout notre progression dans une flotte homogène et très affutée ou les places se jouent à quelques secondes.
Vendredi 24 juin: Etape Le Crouesty-Le Crouesty
Pour ce dernier jour, de la brise est prévue sur les fichiers météo. Je suis un peu petit bras et propose à Aurélien de ne pas participer à cette dernière manche car je ne souhaite pas prendre le risque de perdre notre mat et surtout de provoquer d’autres dégâts au bateau (voiles, ….).
In fine, le vent sera un peu moins soutenue que prévu, mais nos concurrents rentrent juste avant que le vent monte sérieusement autour de 30 noeuds.
Nous profitons de cette journée pour bricoler sur le bateau et pour avancer notre To Do List qui est encore bien chargée.
Résultat: Nous nous classons 42 ème de cette régate sur 51 participants avec des places de 42/40/37/30/DNS. Un résultat moyen mais qui marque une progression par rapport à l’édition 2021 et surtout ou nous nous sommes sentis plus maitre sur le bateau, on a mois subit qu’avec le A31.
Bilan:
. Superbe course, magnifique parcours, comité de course parfait, des concurrents de haut niveau et une ambiance au top. Des bénévoles incroyables sans qui cette course ne serait pas possible.
. Nous continuons à progresser, nous regardons enfin en dehors du bateau et subissons moins le bateau. Le SUN FAST 3200 s’avère un bon choix, à nous de progresser.
. Une progression sur nos manœuvres, et nos choix de voile, reste à progresser au portant et dans la brise. Vive l’entrainement.
. Nous avons constatés que le SUN FAST 3200 tient extrêmement bien, il ne faut pas hésiter à lancer de la toile, a nous de nous mettre au niveau du bateau.
Pour la saison 2022, qui sera notre première saison à bord de notre SUNFAST 3200, nous avons établis un programme de régate uniquement orienté double, comme en 2021.
Notre programme démarrera en mai 2022 par l’Armen Race, nous enchainerons ensuite avec la Duocatamania en juin puis la Celtikup en juillet. D’autres régates viendront se greffer au fil des mois et de nos disponibilités.
Juin 2021, enfin nous allons pouvoir naviguer et régater avec notre A31.
La participation à la Duocatamania marque le début de notre saison 2021, mais également les premières confrontations en régate à bord de notre nouveau bateau.
En débutant la Duocatamania, nous n’affichons que 4 demi-journée de navigation à bord du bateau, autant dire que nous allons le découvrir sur le tas et en conditions. Un entrainement grandeur nature au sein de cette flotte de 57 bateaux armés de marins et de régatiers « très » avertis.
Jour 1: La Trinité-sur-Mer – Le Crouesty
Journée maussade, pluvieuse en début de journée et dans du vent faible.
« Un temps pour le A31 » entendons nous en quittant les pontons. Un temps surtout idéal pour découvrir le bateau.
Ce premier parcours nous emmène sur un parcours en baie de Quiberon avec passage du rocher de la Vieille à Houat et arrivée devant le Crouesty.
Dure journée, nous fermons la marche avec 4 à 5 autres bateaux que nous croiserons souvent dans la semaine.
Au près nous prenons nos marques et cherchons de la vitesse, au portant sous grand spi, nous glissons bien. Sur un long bord de travers nous essayons notre Code mais ne trouvons pas les bons réglages. On se fait passer par plusieurs bateaux.
Difficile apprentissage qui nous voit terminer 49 ème sur 55 en temps compensé.
Jour 2: Le Crouesty – Lorient La Base
En ce deuxième jour de course, faute de vent, nous démarrons au moteur pour traverser la baie de Quiberon et passer la Teignouse.
Départ au moteur pour passer la Teignouse.
Le départ est donné au large de Quiberon dans un vent très léger et une houle bien formée.
Départ à l’anglaise sous spi, nous partons à droite du plan d’eau en direction du phare des Birvidaux. Nous sommes contents de notre départ et nous retrouvons entouré de concurrents bien plus performants que nous lors de la première journée, cela nous rassurer sur notre choix. Au bout de quelques minutes, le vent refuse, les spis tombent et nous repartons au près/bon plein pour atteindre les Birvidaux dans une brise très légère.
Dans un empannage, nous cassons notre tourelle de grand-voile et devons désormais régler celle-ci en utilisant nos taquets amarrage arrière. Pas simple, heureusement, le vent est léger.
Au passage des Birvidaux, nous laissons une dizaine de concurrents derrière nous. L’allure à suivre, qui doit nous emmener à la Balise des Chats sur la côte de l’ile de Groix est l’occasion de tester une nouvelle fois notre Code.
Comme le jour précédent, nous ne trouvons pas les réglages et perdons en cap et en vitesse. Nous sommes repris par quelques concurrents.
Faute de vent, l’arrivée est jugée au Chat et non à l’entrée du chenal de Lorient.
Nous terminons cette manche à la 40 ème place. En progression mais très déçu de notre dernier bord ou nous avons perdu beaucoup.
Nous rentrons à Lorient sous voiles et en profitons pour gréer notre Code et en chercher les réglages. En vain. Nous décidons de remiser cette voile pour le reste de la semaine, ne comprenant pas son fonctionnement (après échange avec notre voilier, nous avons ensuite compris que nous n’utilisions pas cette voile dans son bon range.
Au programme du soir, bricolage pour réparer notre tourelle de grand-voile.
Jour 3: Lorient la Base – Concarneau
Troisième jour de course et changement de décor. 20/25 nœuds d’annoncer avec renforcement possible.
Direction Concarneau au départ de Lorient avec contournement côté océan de l’ile de Groix.
Départ sous spi, mais nous choisissions un départ prudent sous ORC et grand-voile haute. Notre mauvaise connaissance du bateau dans ces conditions, nous pousse à la prudence plutôt que de risquer un départ à l’abattée ou une mauvaise manoeuvre sous spi.
Nous contournons la balise les Chats suivi de quelques bateaux. Les premiers sous spi se sont un peu échappés. Commence alors un long bord de près derrière Groix jusqu’à la balise Men Treas. L’un à la barre et l’autre à l’écoute pour réguler dans les rafales, nous ne lâchons pas et reprenons quelques bateaux dans ces conditions musclées. Nous découvrons que le A31 est sensible, voir très sensible et ne préviens pas lors de ces décrochages, il va falloir apprendre à naviguer en douceur.
Passé Men Treas, nous nous dirigeons vers les Glénans puis nous terminons cette journée par 3 à 4 bords de près dans la baie de Concarneau. Nous prenons à nouveau de la distance avec les bateaux qui nous suivent.
Dans ces conditions de brise, nous sommes contents de notre journée, malgré notre départ trop prudent.
Au bilan de cette journée, nous terminons à la 50ème place, déçus, nous pensiosn faire mieux, mais les bateaux derrière nous possède de plus petits ratings (coefficient de correction des performances) et nous passe devant.
Dans la brise derrière Groix
Jour 4: Concarneau – Locmiquélic
En ce quatrième jour de course, nous sommes remontés comme des pendules, déçus de notre résultat du jour précédent,nous voulons bien faire et nous concentrer.
La météo est plus clémente, le départ est donné dasn moins de 10 noeuds et sous un ciel un peu moins chargé. Départ au près, pour aller chercher une bouée de dégagement à 2 milles puis parcours inverse à celui effectué le mardi ( concarneau/glénans/men treas/groix/lorient).
Nous partons à droite et c’est le bon côté. Nous passons la bouée de dégagement dans le deuxième paquet. Nous sommes à notre place et sommes heureux de ces premiers bords. On envoi le spi puis c’est parti pour un bord de grand largue qui se terminera au travers serré. A la barre Aurélien gère la bouée parfaitement et nous passons sous un bord pendant que je régule à l’écoute.
Après l’envoi de spi, je me suis aperçu qu’un croisement de drisse a eu lieu au capelage (au 3/4 de la hauteur du mât). Nous avons des doutes sur les conditions à l’affalage.
Une fois la bouée passée, cap sur les Moutons et les iles Glénan. Nous empannons et serons plus le vent. Impossible de tenir le spi, il est temps d’affaler, mais…Comme nous le craignions le spi ne descend pas, il est coincé en haut du mât et impossible à affaler.
Nous nous mettons vent arrière, luttons quelques minutes pour enrouler le spi sur lui-même, heureusement qu’il n’y a que 10/12 nœuds de vent car la lutte est âpre. Je n’ose imaginer la même situation le mardi dans 20 nœuds de vent.
La décision est prise de monter au mât, je m’équipe, nous prévenons le comité de course et Aurélien me hisse en haut du mât. Une première pour nous deux, en mer et sous voiles.
Arrivé au niveau d la drisse, je n’ai d’autre choix que de la libérer. Le spi tombe sur le pont. Nous irons récupérer la drisse le soir au port.
Aurélien me descend, on range un peu le pont et on reprend notre étape. Nous avons parcouru 2 milles dans la mauvaise direction pendant que nos concurrents sont eux aller dans le bon sens.
Nous finirons cette étape dans la voiture balai accompagné d’un First 31.7 et d’un bateau du comité de course.
L’arrivée à Locmiquélic est l’occasion d’aller récupérer la drisse dans le mât. Deuxième ascension du jour.
Mauvaise journée, 51 ème à l’arrivée. Je ne ferais plus jamais cette erreur de drisse, enfin j’espère.
Jour 5: Locmiquélic – Port-Haliguen
Une superbe journée de voile nous attends, du soleil, du vent, et une belle arrivée devant Port-Haliguen.
Mais avant cela, au départ de Lorient, il aura fallu être malin pour ne pas se faire pièger par la pétole qui sévit près d’une heure durant après le départ. Nous reculons, comme bon nombre de nos adversaires. Ca rentre à droite, comme prévu, ceux à la côté, sur Groix, touchent le vent en premier et passe les Chats. Notre groupe suit un peu plus loin. Nous sommes malgré tout bien entourés, c’est un départ chaotique mais on réussi à repartir avec un groupe assez dense. On est pas en queue de flotte.
Après les Chats direction les Birvidaux puis Quiberon. Sous spi après les Birvidaux ça glisse bien, on recolle et on se retrouve avec un petit groupe. Ils sont une dizaine derrière nous.
Entre Quiberon et Belle-Ile
On passe Quiberon puis on repars vers l’Est de Belle-Ile. Sous J2, il est temps de renvoyer le spi en fin de bord. Cela adonne et nous devons nous battre. On hésite moins sur nos choix d voiles, sur nos manoeuvres,… la preuve que la régate et ce format est un parfait entrainement, on progresse chaque jour.
Tigre Blanc – JPK 10.10
Passé Belle-Ile, retour vers Port-Haliguen en empruntant le passage des Birvidaux, le vent rentre 15/18 noeuds. Au près nous grappillons place après place et passons quelques concurrents.
Nous entrons dans la baie de Quiberon, le vent se renforce encore un peu. Aurélien fait un super boulot à la barre je régule à la grand-voile. Nous passons la ligne en finissant en match race contre le First 31.7 Bonne Nouvelle 2 (dont il faut louer la performance tout au long de la semaine) que nous précédons de quelques secondes.
Nous sommes content de notre journée. Une fois encore le classement en compensé nous douche un peu, nous finissons 48ème. Les bateaux derrière nous on pour la plupart des ratings plus faibles et nous passe devant au tableau de résultats. Cependant, nous sommes content de notre progression sur le bateau.
Jour 6: Port-Haliguen – La Trinté sur Mer
Dejà le dernier jour de cette Duocatamania. Nous n’avons pas vu passer la semaine.
Le parcours du jour: Départ de Port-Haliguen, parcours en baie de Quiberon et arrivée à la Trinité sur Mer.
Début de journée sous la pétole, nous attendons une heure et demi que le vent s’installe pour permettre au comité de prévoir un parcours. Nous partons au près puis bord de spi jusqu’au rocher de la vieille à Houat.
Quelle journée, ça y est nous sommes dans le match, entouré de bateaux que nous n’avions pas vu avant. Nous glissons sous grand spi et reprenons certains concurrents, mais surtout on creuse avec nos compagnons habituels aux petits ratings. Dans ce vent léger, nous sommes au réglage et faisons avancer notre A31 qui semble enfin content de nous et avance plus vite que nos adversaires bord à bord. On savoure.
Arrivé au roche de la Vieille, on affale proprement notre spi, on repas sous J2 avec un long bord de près vers Nord Quiberon. On choisit la droite du plan d’eau. Bravo à Aurélien pour ce choix, on remonte encore une partie de la flotte. Nous sommes vraiment dans le paquet entourés d’autres bateaux. Quel plaisir que ce changement de perspective.
Dernier bord, au débridé, nous hésitons à ressortir notre Code oublié depuis le lundi, mais nous craignons de perdre le bénéfice de notre journée.
Nous passons la ligne. Nous finissons 33ème sur cette dernière régate. Enfin, une place qui nous parait conforme à nos ambitions. Cela nous rassure.
Juste avant la ligne
Bilan:
Quelle semaine.
Tout d’abord, merci et bravo au Comité de Courses qui a pris toujours les bonnes décisions et a pu chaque jour nous faire naviguer sur des parcours complet et technique.
Un grand merci à tous les bénévoles, sans qui nous ne pourrions pas vivre de tels moments.
Nous avons appris beaucoup sur notre bateau et sur notre équipage, notre organisation à bord.
Notre A31 se révèle un bateau technique et exigeant, à nous de trouver son mode d’emploi.
Nous terminons 52 eme au général (49/40/50/51/48/33)
Remise des prix
Nos enseignements:
. notre rating ne semble pas bon et nous devons l’optimiser, nous sommes au dessus de la moyenne des A31 jaugés. Un point à revoir très vite.
. nous devons comprendre et exploiter notre Code pour en faire un véritable atout dans le vent léger
. notre palan de grand-voile doit être revu, nous y travaillons déjà
. nous sommes en général en dessous de 1 à 1,5 noeuds par rapport à la polaire (potentiel de vitesse) du bateau, il va falloir bosser.