Nouveau bateau pour la prochaine saison.

Cette saison 2020 a été bien particulière. Très peu de régates du fait des évènements que nous avons tous connus depuis mars 2020. Pour le Epsilon 3D Sailing Team, comme pour beaucoup d’équipages, bon nombre des régates sur lesquelles nous souhaitions nous aligner en 2020 ont été soient annulées, soient déplacées à des dates où nous ne pouvions nous engager.

Notre programme sportif c’est donc résumé à quelques sorties d’entrainement en double et à la participation aux Voiles de la Baie et à la Cap 300 en août dernier.

Cette dernière course a été pour nous l’occasion de révéler que nous savions faire « avancer le canot », et nous a permis également de constater que notre valeureux Figaro One ne pouvait prétendre suivre les voiliers IRC les plus récents tels que les Sun Fast, A31, JPK et autres.

Malgré notre envie de bien faire, la vitesse intrinsèque de notre bateau, notamment au portant dans la brise, et son rating IRC indéfendable nous sont apparus comme deux difficultés difficilement contournable par notre seule volonté de bien naviguer.

Notre objectif étant de progresser au contact des meilleures équipages, se retrouvant sur les régates du circuit IRC double, nous avons donc cherché, et trouvé, le bateau qui répondait le mieux à nos critères: IRC récent, rating intéressant, bateau performant et rentrant dans nos moyens financiers. Notre choix s’est donc porté sur le A31 et nous avons trouvé notre bonheur dans le Sud de la France en achetant le A31 nommé anciennement Flawless 5.

Notre A31 va désormais rejoindre le Crouesty par la route.

Nous sommes impatients d’accueillir ce nouveau bateau, de lui prodiguer les premiers soins: carénage, pose de l’électronique, vérification du gréement, et de commencer à nous entrainer pour être prêt pour la saison 2021 que nous espérons bien remplie.

A suivre donc….

Retour sur la Cap 300 Miles

Les 29/30 et 31 août dernier, le YCCA organisait la première édition de la Cap 300 Miles, régate en solo ou en double.

Notre équipage s’est engagé très rapidement sur cette épreuve qui regroupait pour nous pleins d’atouts, le parcours, le format sur 2/3 jours, le fait que cette régate puisse se courir en double, et la concurrence que nous imaginions d’un niveau très élevée et donc très positive pour nous dans notre objectif de progression.

Nous n’avons pas été déçu à ce niveau avec une flotte de très haut niveau sur des voiliers affutés, Sun Fast, JPK, Figaro 2, récents et beaucoup plus performant que notre faillant Figaro 1 vieux de 30 ans.

La Cap 300 Miles était notre seconde régate en double et sur le Figaro. Un véritable baptême du feu.

Nous souhaitions nous entrainer et nous n’avons pas été déçu.

Les conditions de mer et de vent ont été soutenues au départ et très soutenues sur la fin de journée du samedi et la nuit du samedi au dimanche.

Nous partons sous spi depuis la baie de Quiberon pour une descente de près de 90 miles vers le plateau de Rochebonne. La descente sous Spi fut tonique et rapide avec une montée progressive de l’anémomètre et une mer qui se formait de plus en plus au grée de la descente. Après 9 heures sous Spi, nous perdons celui-ci, qui se déchire lorsque la poulie d’écoute tribord s’arrache de son pontet dans une rafale à plus de 30 noeuds, une fois le spi ramené à bord, non sans mal, nous finissons notre descente sous solent pour atteindre Rochebonne à la nuit tombée.

Remontée au près dans un vent de 25 à 30 noeuds avec une mer très formée. Nous passons la nuit à la barre sous Solent et GV à un ris. Nous faisons un petit Pit Stop pour nous rapprocher d’un éclat blanc sur la mer et constatons en s’approchant qu’il s’agit d’une perche IOR sans doute perdue par un de nos concurrents.

Au matin du dimanche, il nous reste encore près de la moitié du bord de près à avaler pour atteindre la baie de Quiberon et repasser Sud Méaban pour partir ensuite vers les Glénan. Nous sommes seuls au large, ne lâchons rien et profitons de la mer, du vent, du soleil qui se lève et des dauphins que nous croisons.

Nous savons que deux autres bateaux, Cavok et Kariboo ne doivent pas être très loin de nous pour les avoir croiser dans la nuit.

Le vent faiblit nous passons sous génois pour retrouver de la puissance dans une mer qui se calme au fur et à mesure de la remontée.

A la fin de notre bord de près, à l’entrée dans la baie de Quiberon, le comité de course nous contacte, nous n’apparaissons plus à l’AIS et il venait aux nouvelles. Nous sommes informés que les premiers ont passé Sud Méaban à 12h, il est 17h30 quand nous franchissons la latitude de Hoedic. Le comité nous annonce que nous serons hors temps et surement non-classé, nous décidons, pour ne pas bloquer le comité de course à nous attendre de mettre un terme à cette première Cap 300. Arrivée en milieu de la baie, nous voyons Kariboo entrée dans la baie de Quiberon et continuer son parcours. Nous étions bien devant lui comme nous l’imaginions.

Nous découvrons le lendemain, à la lecture des classements que ce voilier sera quand même classé malgré son hors temps. Nous vivons le truc pas très bien et regrettons notre décision.

Ce fut malgré tout une très belle expérience, nous avons appris beaucoup sur notre Figaro et sur notre capacité à le mener dans la brise.

Nous sommes maintenant impatients de revenir batailler sur l’eau.