Une nouvelle saison de double en IRC pour notre équipage composé de Aurélien et de Jean-Charles.
Une saison pleine d’inconnues une fois encore pour notre équipage, non par rapport aux régates auxquelles nous prévoyons de participer, sur lesquelles nous nous sommes déjà engagés, mais surprise de naviguer sur notre nouveau voilier (Sormiou 29) et de le découvrir en même temps que nous allons régater, surprise aussi quant à notre capacité à faire coïncider nos plannings professionnels (Aurélien est dirigeant de INANIX et Jean-Charles de Epsilon 3D) avec nos ambitions de participation.
En ce début de mois de février, nous avons d’ores et déjà validés nos inscriptions au Spi Ouest France, et à la Duocatamania.
En solo, Jean-Charles envisage de participer à la Course des iles.
A ces trois régates s’ajouteront certainement: la One Two Cup, les Voiles de la Baie et la Nuit des Iles du Ponant. Nous avons également pour objectif de participer à l’Armen Race et aux 100 Milles du Crouesty.
Niveau préparation, la prochaine étape aura lieu le 16 février avec la pesée et la prise de côtes IRC pour valider notre certificat IRC 2024.
Lors de régates offshore ou semi-offshore, c’est à dire plus au large, et qui nécessitent de passer un ou plusieurs jours en mer, et donc plusieurs nuits, comment nous organisons-nous à bord?
Et bien la nuit, c’est comme en pleine journée, on navigue et l’on fait avancer le bateau. Les difficultés spécifiques à la navigation de nuit sont: . s’avoir et pouvoir se reposer . gérer le bateau en solo lorsque l’un de nous se repose . s’occuper de la navigation avec des repères qui changent . se nourrir . se protéger du froid
Naviguer en régate plusieurs jours nécessite donc de bien s’organiser à bord pour que chacun ai des temps de récupération et que la performance reste la plus linéaire possible.
Nous nous organisons donc en quart de 2 heures dès que la nuit tombe, c’est à dire deux heures de repos puis deux heures à barrer et régler.
En mer, les nuits passent très vite.
Ce rythme nous permet d’être plus performant et bien souvent de reprendre des milles à ceux qui nous devancent ou d’accentuer notre avance avec nos poursuivants.
La fin de saison 2022 a sonnée, place au programme 2023.
Pour 2023, Le Epsilon 3D Sailing Team participera à :
. Spi Ouest France
. Armen Race
. 100 milles et + du Crouesty
. Voiles de la Baie
. Cap 300
. One Two Cup
. La nuit des iles du ponant
…….. et sans doute d’autres rendez-vous l’eau.
En attendant place aux chantiers d’hiver. Nous vous en dirons plus sur les améliorations et travaux que nous allons effectuer cet hiver dans un prochain article.
Cette saison 2022 a été marqué par l’arrivé d’un nouveau bateau, un Sunfast 3200. Gilolo nous a été livré à Lorient en avril 2022, de retour de la Transquadra.
Rebaptisé Fan-Fan 12, nous avons rapidement engagé des travaux sur notre Sunfast, préparation de carène, accastillage, et en juillet 2022, remplacement du mât.
En 2022, nous nous sommes engagé sur le championnat UNCL IRC double Manche Atlantique pour lequel nous nous classons 89ème sur 239.
Cette saison nous avons participé aux régates suivantes: One Two Cup, Armen Race, Duocatamania, Voiles de la Baie et Duo du Crouesty entre Avril et Septembre 2022.
Nous vous invitons à revivre notre saison 2022 en vidéo.
Seconde régate de notre saison 2022, l’Armen Race Uship était aussi pour notre équipage la première régate offshore avec notre Sun Fast 3200.
Courue durant le week-end de l’ascension, l’édition 2022 a vu son parcours modifié car les organisateurs ont anticipés une journée de samedi annoncée très calme et pouvant potentiellement trop retardé l’arrivée des concurrents, la remise des prix étant prévue le dimanche 29 mai à 11h00 à la Trinité sur Mer.
Le parcours
Le parcours retenu, d’une distance théorique de 245 milles nautiques au départ de la Trinité-sur-Mer, devait emmené la flotte virer deux points de passage virtuels au large de la baie d’Audierne après avoir passé la Teignouse, l’ile de Groix, l’archipel des Glénans et Penchmarch, puis retour vers la côté Sud de Belle-Ile pour aller virer une bouée au large de Guérande et retour à la Trinité-sur-Mer.
Convoyage et préparation
Nous quittons le Crouesty le mercredi 24 au soir à 23h30 pour relier la Trinité-sur-Mer que nous atteignons à 1h00 du matin. Au programme du Jeudi 25, confirmation des inscriptions, installation à bord de la balise de tracking et préparation du bateau et de l’équipage.
Départ et première journée
Le départ pour notre catégorie, IRC Double est donné à 14h20. Nous partons prudemment, un peu en fond de flotte et privilégions la droite du plan d’eau, misant sur une bascule du vent qui devrait nous permettre de faire une virgule pour rentrer sur un bord plus serré dans le chenal de la Teignouse. La majorité de la flotte part à gauche et envoi code zéro ou asymétrique.
Nous sommes sous J1 (plus grand foc à bord) et la bascule ne viendra pas. Nous laissons la majorité de nos concurrents passer le chenal de la Teignouse devant nous. Nous sommes à ce moment là 27ème.
Passage de Groix
C’est parti pour remontée de la flotte entre Groix et Lorient au près. Le vent forci, ne connaissant pas encore bien note bateau, nous décidons de passer sous J2 (c’est à dire de réduire la surface de voile à l’avant). Nous conservons notre vitesse, mais une heure après le vent baisse et nous devons repasser sous J1. Suite à ce changement de voile, notre perche IOR décide de quitter le bord, tombe à l’eau et se gonfle. Demi-tour pour la récupérer.
Entre le changement de voile et la perte/récupération de la perche IOR, c’est 30 minutes de laissé à nos concurrents.
Première nuit.
Nous attaquons la première nuit en direction des Glénans, nous allons cravacher toute la nuit, alternant 2 heures à la barre et 2 heures de repos chacun. Nous sommes motivés pour refaire notre retard.
Au matin, notre engagement pendant la nuit à payer, nous sommes pointés à la 21ème place.
Passage des Glénans
Début de la seconde journée
La première partie de cette seconde journée s’annonce longue, le vent est tombée et nous sommes à la pointe de Penmarch, direction le large de la Baie d’Audierne pour rejoindre les points de passages virtuels Uship 1 et Uship 2.
Face à une houle longue et assez haute, nous progressons au près au gré des adonnantes pour remonter vers ces deux points virtuels.
Arrivée à Uship 1, nous sommes 17ème. Les efforts de la nuit et notre concentration en baie d’Audierne dans les petits airs portent leurs fruits, nous sommes ravi de cette progression et impatient d’arriver à Uship 2 pour pouvoir enfin envoyer le spi et glisser vers Belle-Ile.
Baie d’Audierne
Descente sous Spi vers le Sud de Belle-ile
Uship 2 est derrière nous, nous envoyons notre S2 (spi symétrique) et entamons notre descente vers Belle-Ile, le vent nous fait d’abord pointer note étrave vers Penmarch, mais le vent doit prendre de la droite et nous emmener progressivement vers Belle-Ile.
Le vent nous accompagne en effet et prend un peu de force. Nous glissons sous spi entre 8 et 11,2 noeuds ( notre record de vitesse avec le bateau avec lequel nous naviguons depuis un mois).
Tous les indicateurs sont au vert, nous prévoyons d’affaler le spi en début de nuit pour accompagner la rotation du vent et passer sous J1 au travers.
Mais rien ne se passe vraiment comme prévu. Notre bras de spi casse net, s’en suit un affalage obligatoire. N’ayant pas de bras de rechange à bord, nous ne pouvons plus utiliser nos spis asymétriques, nous devons passer sous code 5, un petit spi asymétrique qui fait stagner notre vitesse à 6/7 noeuds quand nous voyons nos concurents avec qui nous étions bord à bord partir à 10/12 noeuds sous spi dans un vent qui se renforce. Dur pour les nerfs d’autant plus que nous voyons les bateaux de derrière revenir inexorablement sur nous sous spi.
Vivement la nuit et cette rotation de vent que nous attendons.
Seconde nuit
La nuit tombe, nous affalons le code 5 et passons sous J1, c’est parti pour un long bord de travers en direction de la côte Sud de Belle-Ile.
Aurélien prend le premier quart, je m’allonge au fond du cockpit pendant 2 heures. a mon réveil, le bateau file caler sur son bord tribord, au travers à 8/10 noeuds de vitesse. Je prends la barre et relaie Aurélien.
Aurélien à la barre
Quelle extraordinaire sensation, la nuit est sombre, pas de lune, mais le ciel est clair et nous laisse voir les étoiles, la bateau file dans la nuit noir laissant un sillage blanc d’écume derrière lui avec en point de mire le phare de poulains qui éclaire au loin.
En fin de nuit, nous atteignons Belle-Ile, cap vers Guérande au près.
Au large de Belle-Ile
Samedi matin
Plus que 2 bords avant l’arrivée à la Trinité-sur-Mer.
Nous longeons la côte sud de Belle-Ile en direction de la basse Capella, balise située au large de Guérande que nous devons contourner avant de mettre le cap vers l’arrivée.
Sur ce bord de près dans une mer agitée de face, nous reprenons 2 ou 3 concurrents. Une nouvelle fois, notre organisation et notre présence à la barre toute la nuit ont sans doute payé et nous permet de recoller à nos camarades que nous avions perdus de vue après la casse de notre bras de spi.
Nous voyons une dizaine de bateaux devant nous. C’est motivant, on ne lâche rien.
Passage de la basse Capela
Dernier bord et arrivée
Dernier bord qui nous fait longer Hoedic et Houat pour rejoindre la Trinité-sur-Mer.
Au bon plein, sous le soleil et un mer plus calme, nous filons vers l’arrivée que nous franchissons samedi matin à 10h20 en entrant dans le chenal de la Trinité.
Ce dernier bord a été éprouvant sur la fin car nous recolions les 3, 4 bateaux devant nous avant que le vent ne baisse laissant filer ceux qui nous devançaient vers l’arrivée et nous laissant au ralenti atteignant péniblement la ligne d’arrivée.
Arrivée
Bilan
Le bilan de cette Armen Race est très positif. Nous avons passé 1 jour et 20 heures en mer, notre organisation à bord, nos manœuvres et notre entente ont été bonnes (voir très bonne pour l’entente) et surtout nous avons découvert notre Sun Fast 3200 sur le long terme et validé notre choix pour ce bateau.
Cette régate nous a aussi permis de relever les points d’amélioration tant au niveau technique qu’au niveau de notre organisation à bord.
Un bilan très positif et une 22ème place dont nous nous contentons mais que nous aurions aimé meilleure, et qui l’aurait sans doute été sans la casse de notre bras de spi.
Pour la saison 2022, qui sera notre première saison à bord de notre SUNFAST 3200, nous avons établis un programme de régate uniquement orienté double, comme en 2021.
Notre programme démarrera en mai 2022 par l’Armen Race, nous enchainerons ensuite avec la Duocatamania en juin puis la Celtikup en juillet. D’autres régates viendront se greffer au fil des mois et de nos disponibilités.