Qui compose l’équipage d’Epsilon 3D Sailing Team ?

Portraits et rôles à bord

Epsilon 3D Sailing Team, c’est avant tout une aventure humaine portée par un duo passionné de voile. À bord, chacun a un rôle précis, mais c’est la complémentarité et la confiance mutuelle qui permettent de tirer le meilleur du bateau, surtout dans les conditions exigeantes de la course au large.


Aurélien – Barreur et stratège

À la barre, Aurélien donne la direction et imprime le rythme. Sensible au moindre souffle de vent, attentif aux réactions du bateau, il ajuste sans cesse la trajectoire pour transformer la stratégie en vitesse pure. Mais son rôle ne s’arrête pas là : il est aussi le stratège de l’équipage. Analyse météo, choix de route, anticipation des concurrents… il garde toujours un coup d’avance pour placer le duo dans la meilleure position possible.

Jean-Charles – Numéro 1 et manœuvres

À l’avant du bateau, Jean-Charles est l’homme des manœuvres. Envois et affalages de voiles, changements rapides, ajustements délicats dans le clapot : il intervient là où tout doit être précis, fluide et efficace. Sa polyvalence et son énergie sont indispensables pour que le bateau reste performant à chaque instant. Véritable acrobate de l’avant, il travaille en parfaite synchronisation avec Aurélien pour que la stratégie se traduise en vitesse réelle.


Un binôme complice

Naviguer en double, c’est plus qu’un simple partage des rôles : c’est un équilibre subtil entre confiance, endurance et complicité. À bord d’Epsilon 3D Sailing Team, Aurélien et Jean-Charles forment un tandem solide où chacun connaît ses responsabilités tout en étant capable de seconder l’autre à tout moment.

C’est cette cohésion, cette complémentarité et cette passion commune pour la voile qui animent le projet et donnent au bateau toute son énergie.

Comment bien régler un génois et un foc sur un Dehler 29 pour optimiser la vitesse ?

Le Dehler 29 est un voilier réputé pour son équilibre et sa polyvalence en croisière comme en régate. L’optimisation du trim des voiles d’avant — génois et focs — est essentielle pour tirer le meilleur parti de ses performances.

Voici quelques clés pratiques pour ajuster correctement vos voiles en fonction des conditions.


1. Position du chariot d’écoute

Le chariot d’écoute est l’outil principal de réglage du génois et du foc.

  • Trop avancé : la chute se ferme, le haut de la voile faseye, et le bas est surbordé → utile par mer formée pour donner de la puissance, mais risque de déventer la grand-voile.
  • Trop reculé : la chute s’ouvre, le haut travaille mais la bordure faseye → bon par vent fort pour aplatir et ouvrir la voile.
  • Réglage de base : la tension doit être homogène du point d’écoute à la chute, de manière à obtenir un profil régulier.

👉 Astuce : tracez une ligne imaginaire depuis l’écoute vers la mi-hauteur de la voile. Le chariot est bien placé si la tension est équilibrée en haut et en bas.


2. Tension de l’écoute

  • Brider fort : augmente la puissance mais réduit l’ouverture de la voile → idéal au près serré dans le petit temps.
  • Choquer légèrement : permet de mieux respirer et d’éviter le surbordage → indispensable dans la brise ou quand le bateau est trop gîté.

3. Réglage de la drisse

  • Sous tension : la voile présente des plis horizontaux, creux avancé, plus de puissance.
  • Sur tension : creux reculé, voile aplatie, adaptée au vent fort.

Sur un Dehler 29, une drisse de foc trop molle réduit fortement le cap, donc vérifiez qu’il n’y ait pas de plis parasites le long de la ralingue.


4. Le rôle du pataras et de la grand-voile

Même si le sujet est centré sur les voiles d’avant, il faut rappeler que leur rendement dépend du creux de la grand-voile.

  • En tendant le pataras, on aplatit le génois (via la quête du mât) et on ouvre la chute.
  • Le réglage d’interaction grand-voile / génois est crucial : évitez que le génois masque trop la grand-voile.

5. Adaptation aux conditions

  • Petit temps (≤ 8 nœuds) : chariot légèrement avancé, écoute tendue, drisse modérée.
  • Brise modérée (8–15 nœuds) : équilibre entre puissance et cap, chariot médian, écoute ajustée en continu.
  • Vent fort (15+ nœuds) : chariot reculé, drisse bien tendue, écoute choquée → chercher la vitesse plutôt que le cap pour garder le contrôle.

Jeu de voiles du Dehler 29 : polyvalence et performance

Le Dehler 29 est un voilier aussi plaisant en croisière rapide qu’efficace en régate. Son plan de voilure équilibré permet d’adapter la toile à un large éventail de conditions. Voici une présentation technique de notre jeu de voiles, pensé pour optimiser la performance au près comme au portant.


Grand-voile

La GV est la voile principale et reste le moteur du bateau.

  • Coupe : semi-lattée, avec un rond de chute généreux pour maximiser la puissance.
  • Réglages : le contrôle du creux (cunningham, hale-bas, bordure) est essentiel pour s’adapter rapidement aux variations de vent.
  • Réduction : 2 ris pour équilibrer avec les voiles d’avant.

Génois

Notre génois (environ 140 %) est utilisé jusqu’à 12–14 nœuds de vent réel.

  • Avantages : grande surface, excellent rendement dans le petit temps, facilite les relances.
  • Limite : devient vite trop puissant et déforme le profil au-delà de 15 nœuds.
  • Réglages clés : chariot d’écoute pour contrôler la puissance et l’ouverture de la chute.

J2

Le J2 (foc intermédiaire) est notre voile de transition.

  • Surface : autour de 105–110 % de recouvrement.
  • Utilisation : plage 12–18 nœuds, quand le génois est trop grand mais que le J3 serait encore trop petit.
  • Atout : permet de conserver un profil efficace au près sans perdre trop de puissance.

J3

Le J3 est le foc de brise, idéal entre 18 et 25 nœuds.

  • Surface : foc non recouvrant (100 % ou moins).
  • Coupe : plat, souvent en tissu plus raide (Dacron haut de gamme ou laminé) pour résister aux efforts.
  • Atout : stabilité et cap au près, le bateau reste équilibré avec 1 ris dans la GV.

J4

Le J4, ou foc de tempête, est taillé pour le gros temps (> 30 nœuds).

  • Surface réduite : environ 25–30 % de la surface du triangle avant.
  • Matériaux : tissu très lourd, couture renforcée.
  • Rôle : assurer un minimum de puissance tout en gardant le bateau manœuvrant et en sécurité.

Spi symétrique

Le spi symétrique (tissu léger, 0.75 oz ) est dédié aux allures portantes par vent faible à modéré (jusqu’à 15/20nœuds).

  • Surface : environ 65 m² pour le Dehler 29.
  • Utilisation : parfait pour exploiter la moindre risée au portant et offrir de belles vitesses dans le petit temps.
  • Manœuvre : nécessite tangon et équipage bien coordonné.

Projet : spi symétrique lourd

Nous envisageons d’ajouter un spi lourd (1,5 oz).

  • Plage de vent : 20 à 27 nœuds au portant.
  • Avantages : plus robuste, moins fragile aux surventes et aux phases de surf.
  • Intérêt : indispensable en régate côtière ou en croisière engagée, quand on veut continuer à exploiter le vent arrière sans risque de déchirer le spi léger.

Avec ce jeu de voiles – GV, génois, J2, J3, J4, spi léger et bientôt spi lourd – le Dehler 29 dispose d’un arsenal complet pour naviguer efficacement de 3 à plus de 30 nœuds de vent réel. Cette modularité permet non seulement d’optimiser les performances en régate, mais aussi de sécuriser la navigation au large en croisière rapide.